{"id":6687,"date":"2014-04-17T12:20:13","date_gmt":"2014-04-17T11:20:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.listephoenix.com\/?page_id=6687"},"modified":"2025-01-11T14:35:10","modified_gmt":"2025-01-11T13:35:10","slug":"sahel","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.listephoenix.com\/?page_id=6687","title":{"rendered":"Sahel"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Palmiculture et agrosyst\u00e8mes oasiens. CRP 2015. Monographies.\u00a0<\/strong>Ed. en Ligne.\u00a0<\/p>\n\n\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><a href=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/SAHEL-carte-wikipedia.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"SAHEL carte wikipedia\" class=\"alignnone size-large wp-image-6691\" height=\"303\" src=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/SAHEL-carte-wikipedia-1024x486.png\" width=\"640\" srcset=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/SAHEL-carte-wikipedia-1024x486.png 1024w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/SAHEL-carte-wikipedia-150x71.png 150w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/SAHEL-carte-wikipedia-300x142.png 300w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/SAHEL-carte-wikipedia.png 1384w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Ill. Repr&eacute;sent&eacute; en brun sur cette carte, le Sahel regroupe les territoires du Sud du Sahara compris entre les isohy&egrave;tes 200 et 600 mm (de pr&eacute;cipitations annuelles). Il s&rsquo;agit de la zone de transition entre le d&eacute;sert saharien et les savanes africaines (dites soudaniennes). D&#39;ouest en est, la flore, la v&eacute;g&eacute;tation et l&#39;utilisation du sol varient tr&egrave;s peu, du fait de la grande homog&eacute;n&eacute;it&eacute; de climat, relief, g&eacute;omorphologie, sol et utilisation du sol. C&rsquo;est entre le nord et le sud que l&rsquo;on trouve des diff&eacute;rences marqu&eacute;es, dues &agrave; la diminution progressive des pr&eacute;cipitations (environ 1 mm par km). La pluviom&eacute;trie permet ainsi de distinguer les zones saharo-sah&eacute;lienne (entre 100 et 200 mm\/an), sah&eacute;lienne typique (200-400 mm\/an) et sah&eacute;lo-soudanienne (400-600 mm\/an). Source Wikipedia sv. Sahel&nbsp;: <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sahel\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><strong><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Cette bibliographie comment&eacute;e concerne uniquement des publications disponibles en ligne, qu&rsquo;elle vise &agrave; mettre en valeur et en r&eacute;seau, autour d&rsquo;une description des principales oasis de ces r&eacute;gions et des sources relevant de leur histoire ancienne. Outre les t&eacute;moignages arch&eacute;ologiques (dont les gravures rupestres), il s&rsquo;agit principalement des mentions des historiens grecs et romains, mais aussi des survivances &eacute;tudi&eacute;es au si&egrave;cle dernier par les ethnologues. Le r&ocirc;le des r&eacute;gions sah&eacute;liennes est m&eacute;connu dans l&rsquo;histoire des civilisations, du fait de leur &eacute;loignement du bassin m&eacute;diterran&eacute;en et de l&rsquo;absence de textes. Elles auraient pourtant &eacute;t&eacute; l&rsquo;un des plus anciens foyers de la r&eacute;volution du n&eacute;olithique. Les routes caravani&egrave;res et leurs oasis remontent elles aussi &agrave; une haute antiquit&eacute;. Le climat actuel du Sahara s&#39;est en effet form&eacute; entre le Ve et le IIe mill&eacute;naire av. J.-C, entrainant d&rsquo;importants d&eacute;placements de populations.<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Les routes caravani&egrave;res et les oasis de palmiers-dattiers<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Il semble qu&#39;avant le 1<sup>er<\/sup> mill&eacute;naire (BC) aucun trafic r&eacute;gulier de direction m&eacute;ridienne n&#39;ait exist&eacute; en Afrique occidentale. Des routes trans-sah&eacute;liennes sont cependant attest&eacute;es, mais seulement sur des axes parall&egrave;le ou oblique, situ&eacute;s entre les vall&eacute;es du haut Nil et du Niger. Les 1&egrave;res routes caravani&egrave;res ayant mis en contact direct l&rsquo;Afrique occidentale et le Bassin M&eacute;diterran&eacute;en sembleraient remonter au commerce du cuivre dans l&rsquo;Antiquit&eacute;. Les itin&eacute;raires caravaniers pr&eacute;supposent toutefois l&rsquo;existence des oasis, et donc du palmier-dattier. La diffusion du palmier dans le monde saharien est g&eacute;n&eacute;ralement attribu&eacute;e &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, tardive, de populations qualifi&eacute;es de Berb&egrave;re par la litt&eacute;rature occidentale, un terme qui d&eacute;signe l&#39;ensemble de la population blanche du Maghreb au Sahel. Dans l&rsquo;&eacute;tat actuel des recherches en mati&egrave;re de g&eacute;n&eacute;tique, il existerait pourtant 2 foyers distincts de domestication&nbsp;: le foyer oriental situ&eacute; autour du Golfe Persique, et le foyer occidental dont la localisation pr&eacute;cise demeure inconnue pour le moment. Il pourrait s&rsquo;agir de la zone sah&eacute;lienne.<\/span><\/span><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Les Touaregs et la domestication du dromadaire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">On appelle Touareg les peuples nomades qui vivent de nos jours dans le Sahara central et m&eacute;ridional, soit pr&egrave;s de 3 millions de personnes. Il s&rsquo;agit de Berb&egrave;res, de langue Tamashek, utilisant une &eacute;criture d&eacute;nomm&eacute;e Tifinagh et portant souvent le voile dit &quot;Taguelmust&quot;. Il est d&rsquo;usage d&rsquo;inclure aussi dans ces populations les anciens captifs des Touareg (nomm&eacute;s Bella ou Buzu) et les m&eacute;tis issus de l&#39;union entre eux et les Touareg. Cette population est estim&eacute;e &agrave; plus de trois millions d&#39;habitants, r&eacute;partis en Alg&eacute;rie, au Burkina Faso, en Libye, au Mali, en Mauritanie et au Niger. Les nomades de ces r&eacute;gions vivaient traditionnellement du pastoralisme et du commerce transsaharien ainsi que, plus marginalement, d&rsquo;une petite production artisanale. Ils s&rsquo;&eacute;taient plus particuli&egrave;rement sp&eacute;cialis&eacute;s dans l&#39;&eacute;levage de dromadaires pour les caravanes. Domestiqu&eacute; en Arabie aux environs de 2000 av. J.-C., et introduit en Afrique depuis au moins le Ve si&egrave;cle av. J.-C., cet animal repr&eacute;sente avec le palmier le principal pilier de l&rsquo;&eacute;conomie caravani&egrave;re. Il aurait toutefois &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;d&eacute; sur la partie sah&eacute;lienne de ces itin&eacute;raires par le cheval.<\/span><\/span><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Le nomadisme pastoral et les oasis de cueillette<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">A c&ocirc;t&eacute; des grands itin&eacute;raires transsahariens, l&rsquo;existence d&rsquo;un antique nomadisme pastoral de dimension r&eacute;gionale pr&eacute;sente le plus grand int&eacute;r&ecirc;t, en ce qui concerne l&rsquo;histoire de la domestication du palmier-dattier. Ces r&eacute;gions abritent en effet des oasis dites de cueillette, seulement occup&eacute;es par les pasteurs &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de la maturation des dattes. Ce type d&rsquo;oasis, o&ugrave; l&rsquo;on ne proc&egrave;de pas &agrave; la s&eacute;lection de cultivars mais &agrave; la multiplication par semis, pr&eacute;sente par d&eacute;finition une biodiversit&eacute; importante et originale. D&rsquo;autant plus que les r&eacute;gions occidentales du Sahel sont voisines des archipels du Cap Vert et des Canaries, o&ugrave; l&rsquo;on trouve deux autres esp&egrave;ces de palmiers du m&ecirc;me genre Phoenix, P. atlantica et P. canariensis, par ailleurs susceptibles d&rsquo;hybridation.<\/span><\/span><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><span style=\"color:#008000;\"><strong>En savoir plus sur la domestication du palmier dattier<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>GROS-BALTHAZARD M. 2012. Sur les origines, l&#39;histoire &eacute;volutive et biog&eacute;ographique du palmier-dattier (Phoenix dactylifera L.). L&#39;apport de la g&eacute;n&eacute;tique et de la morphom&eacute;trie. <\/strong>Th&egrave;se de doctorat en EERGP &#8211; Evolution, Ecologie, Ressources G&eacute;n&eacute;tiques, Pal&eacute;ontologie &#8211; UM2. Sous la direction de Jean fr&eacute;d&eacute;ric Terral et de Jean-christophe Pintaud. Link: <a href=\"http:\/\/www.biu-montpellier.fr\/florabium\/servlet\/DocumentFileManager?source=ged&amp;document=ged:IDOCS:20420&amp;resolution=&amp;recordId=theses%3ABIU_THESE%3A1409&amp;file\" target=\"_blank\" title=\"Les objectifs de ce travail visent \u00e0 appr\u00e9hender l'histoire \u00e9volutive et biog\u00e9ographique du palmier dattier (Phoenix dactylifera L.), esp\u00e8ce d'une importance capitale pour les populations humaines des r\u00e9gions chaudes et arides d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, au moyen d'analyses g\u00e9n\u00e9tiques et morphom\u00e9triques. En effet, les origines de la domestication du dattier demeurent peu connues malgr\u00e9 les donn\u00e9es arch\u00e9ologiques qui semblent attester de sa culture \u00e0 partir de la fin du 4\u00e8me mill\u00e9naire avant notre \u00e8re. L'analyse phylog\u00e9n\u00e9tique du genre Phoenix r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir de s\u00e9quences chloroplastiques a permis d'identifier les parents proches du dattier. Des populations de dattiers sauvages sont reconnues pour la premi\u00e8re fois gr\u00e2ce \u00e0 des analyses de diversit\u00e9 et de structuration g\u00e9n\u00e9tiques. De mani\u00e8re congruente, l'analyse morphom\u00e9trique de contours de la graines s'appuyant sur la m\u00e9thode des transform\u00e9es elliptiques de Fourier met en \u00e9vidence une nette diff\u00e9renciation entre les individus sauvages et cultiv\u00e9s. La caract\u00e9risation des changements de traits morphologiques de la graine li\u00e9s \u00e0 la domestication est exploit\u00e9e pour d\u00e9finir le statut sauvage ou domestiqu\u00e9 de mat\u00e9riel mis au jour dans diff\u00e9rents sites arch\u00e9ologiques du Pakistan et d'Egypte. En outre, l'\u00e9tude g\u00e9n\u00e9tique de dattiers d'origine diverses semble d\u00e9montrer qu'au moins deux \u00e9v\u00e8nements de domestication ont eu lieu: l'un en Afrique et l'autre au Moyen-Orient. Finalement, les \u00e9tudes g\u00e9n\u00e9tiques et morphom\u00e9triques, men\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment ou conjointement selon le type et l'anciennet\u00e9 du mat\u00e9riel analys\u00e9, permettent pour la premi\u00e8re fois de discuter des origines, de l'histoire biog\u00e9ographique et de la dynamique de l'agrobiodiversit\u00e9 du palmier dattier, dans le temps et dans l'espace. \">http:\/\/www.biu-montpellier.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>GROS-BALTHAZARD M., NEWTON C., IVORRA S., TENGBERG M., PINTAUD JC, TERRAL JF 2013. Origines et domestication du palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) &Eacute;tat de l&#39;art et perspectives d&#39;&eacute;tude. <\/strong>In: Revue d&rsquo;ethno&eacute;cologie 4 (2013). Link: <a href=\"http:\/\/www.researchgate.net\/profile\/Jean-Frederic_Terral\/publication\/259582868_Origines_et_domestication_du_palmier_dattier_(Phoenix_dactylifera_L.)._tat_de_lart_et_perspectives_dtude\/file\/3deec52cd59a768939.pdf\" target=\"_blank\" title=\"Les  origines  de  la  domestication  et  l\u2019histoire  de  la  diffusion  du  dattier  cultiv\u00e9  demeurent incertaines malgr\u00e9 l\u2019importance \u00e9conomique et socio-culturelle de cette esp\u00e8ce. Les relations phylog\u00e9n\u00e9tiques du dattier avec les autres esp\u00e8ces du genre Phoenix sont mal connues. Le dattier  cultiv\u00e9  d\u00e9riverait  de  populations  sauvages  de  la  m\u00eame  esp\u00e8ce  mais  aucune  n\u2019est identifi\u00e9e avec certitude \u00e0 ce jour. La mise au point d\u2019outils g\u00e9n\u00e9tiques et morphom\u00e9triques pour  la  diff\u00e9renciation  des  populations  cultiv\u00e9es,  f\u00e9rales  et  sauvages  appara\u00eet  comme  un pr\u00e9alable  \u00e0  l\u2019\u00e9tude  de  la  domestication  du  dattier.  Les  restes  arch\u00e9ologiques  indiquent une origine autour du golfe Persique. Une \u00e9tude multidisciplinaire incluant des dattiers de l'ensemble de l'aire de distribution serait n\u00e9cessaire pour appr\u00e9hender l'existence d'autre(s)  centre(s) de domestication. Le dattier vit en sympatrie avec plusieurs esp\u00e8ces de Phoenix et bien qu\u2019elles ne soient pas les prog\u00e9niteurs sauvages, il n\u2019est pas exclu qu\u2019elles aient jou\u00e9 un r\u00f4le dans l\u2019am\u00e9lioration vari\u00e9tale \u00e0 l\u2019\u00e9chelle locale, via l\u2019introgression. La mise en place d\u2019une approche pluridisciplinaire regroupant morphom\u00e9trie, g\u00e9n\u00e9tique et arch\u00e9ologie appara\u00eet comme la d\u00e9marche la plus appropri\u00e9e pour comprendre les origines et la domestication du dattier.\">http:\/\/www.researchgate.net\/<\/a><\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>GROS-BALTHAZARD M. 2013. Hybridization in the genus Phoenix. A review. &nbsp;<\/strong>In: Emir. J. Food Agric. 2013. 25 (11): 831-842 Link: <a href=\"http:\/\/ejfa.info\/index.php\/ejfa\/article\/viewFile\/16660\/8877\" target=\"_blank\" title=\"The genus Phoenix is composed of 14 species naturally distributed in the Old World. This genus comprises the date  palm,  Phoenix  dactylifera L.,  cultivated  for  its  fruits,  the  dates,  while  other  species  are  grown  for  food, ornament  and  religious  purposes.  Phoenix  species  were,  for  these  reasons,  spread  out  of  their  natural distribution area. It is therefore common to find species not naturally sympatric, growing together, in cultivation or  in  the  wild.  Phoenix species  are  interfertile  and  crossing  distinct  species  leads  to  fertile  hybrid  offspring (interspecific  hybridization).  The  introduction  of  a  species  in  the  wild  generates  gene  flows  leading  to  the creation of new hybrids and has conservation implications. In cultivation, such crossings may be spontaneous or are the result of artificial pollination, as several reasons impel doing so. Crossing gives rise to beautiful hybrids and is also useful for the conservation of old palm groves threatened by pests. Moreover, artificial pollination of date palms using another Phoenix species can be of interest given the metaxenic pollen effects. In addition, this process may have some potential benefits in date palm improvements, by the creation of hybrid cultivars. Thus, an  increasing  need  of  hybrid  detection  and  characterization  exists,  particularly  as  morphology  alone  is  not sufficient for this task. Besides new methods such as traditional and  geometric morphometrics that may bring new  clues,  the  advent  of  genetic  and  molecular  markers  helps  to  detect  hybrids,  especially  based  on  the combination  of  nuclear  and  chloroplastic  data.  The  application  of  methods  such  as  near-infrared  reflectance spectroscopy is currently under examination to estimate their potential use for hybrid characterization.\">http:\/\/ejfa.info\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>{tab=DESCRIPTION}<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><a href=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Adrar-Tagant.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Sahel Oasis Adrar Tagant\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6697\" height=\"225\" src=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Adrar-Tagant-300x225.jpg\" width=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Adrar-Tagant-300x225.jpg 300w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Adrar-Tagant-150x112.jpg 150w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Adrar-Tagant.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><span style=\"color: rgb(0, 128, 0);\"><strong>MAURITANIE <\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Ill. Au pays des Maures et des oasis de l&#39;Adrar et du Tagant (POTIN Christian, Consultant intermittent du D&eacute;veloppement In&eacute;gal, 2001<\/span><\/span>). <span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/christianpotin.canalblog.com\/albums\/au_pays_des_maures_et_des_oasis_de_l_adrar_et_du_tagant__2001\/index.html\" target=\"_blank\" title=\"Abstract Mauritanie d'hier et d'aujourd'hui : les oasis de l'Adrar et du Tagant (r\u00e9gions d'Atar-Tichit-Chinguetti-Tidjikja). Photos contemporaines tir\u00e9es en partie d'une mission d'expertise socio-anthropologique des oasis mauritaniennes dans le cadre d'une \u00e9tude d'am\u00e9nagement\/sauvegarde de celles-ci, financ\u00e9e par la Coop\u00e9ration japonaise (JICA).\">http:\/\/christianpotin.canalblog.com\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES OASIS DE L&rsquo;ADRAR OCCIDENTAL<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Cette vaste r&eacute;gion de Mauritanie, dont la surface est estim&eacute;e &agrave; 215000 km2, appel&eacute;e Adrar occidental, est constitu&eacute; de plateaux bord&eacute;s de longues falaises de gr&egrave;s. Les principaux centres sont Atar, Chinguetti et Ouadane (Wadan). Ces oasis, surtout Ouadane, ont entretenu des relations r&eacute;guli&egrave;res avec les cit&eacute;s caravani&egrave;res du Nord (Sijilmasa, Marrakech) et les vall&eacute;es des fleuves, S&eacute;n&eacute;gal et Niger, au sud. Cette importance du commerce explique le r&ocirc;le pr&eacute;pond&eacute;rant de Chinguetti et des palmeraies d&#39;Atar et de Awjeft. Au XVIIIe si&egrave;cle se constitua dans l&#39;Adrar un &eacute;mirat &agrave; l&#39;imitation de ceux &eacute;tablis dans le sud, au voisinage du fleuve S&eacute;n&eacute;gal. Le fondateur en est &Agrave;tman, un Arabe Hassan dont le commandement s&#39;exer&ccedil;a de 1745 &agrave; 1785 (?). Ses successeurs, d&#39;abord son fr&egrave;re Lgr (le chauve) puis son fils Sidi Ahmed, s&#39;appuy&egrave;rent sur trois tribus Hassan, les Awled &Agrave;mmoni, les Awled Askar et les Awled Qaylan qui &eacute;taient, en fait, surtout les derniers, compos&eacute;s d&#39;&eacute;l&eacute;ments d&#39;origines diverses, en majorit&eacute; arabe mais aussi zenaga (berb&egrave;re).<strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source Encyclop&eacute;die Amazighe, sv Adrar.&nbsp; <\/strong>Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.wikimazigh.com\/wiki\/Encyclopedie-Amazighe\/Encyclo\/Adrar-de-Mauritanie\" target=\"_blank\">http:\/\/www.wikimazigh.com\/<\/a><\/span><\/span><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Iconographie: Tichit, sur la route du sel<\/strong><\/span><\/span><\/span>. <span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.idoumou.com\/tichit-sur-la-route-du-sel\" target=\"_blank\" title=\"Abstract Tichit, ancienne capitale du Tagant est la ville la plus enclav\u00e9e de la Mauritanie. Comptoir commercial sur le passage des caravanes, elle a eu son heure de gloire au VIII\u00e8me si\u00e8cle. En arrivant depuis le haut du Dhar, la ville de Tichit apparait ocre au couchant. Depuis le n\u00e9olithique, les reconstructions se sont superpos\u00e9es. La pierre s\u00e8che locale, le schiste, dont la couleur varie du gris au bleu, met en valeur la mosqu\u00e9e au minaret carr\u00e9. C\u2019est la plus belle architecture du Tagant. Les biblioth\u00e8ques renferment de superbes manuscrits. Tichit doit sa richesse \u00e0 l\u2019ammers\u00e2l, un sel r\u00e9colt\u00e9 dans les sebkhas et servant aux b\u00eates. On voit encore les femmes le r\u00e9colter sur la plaine ass\u00e9ch\u00e9e. Au loin, une caravane charg\u00e9e de sacs s\u2019\u00e9loigne. Tichit est class\u00e9e au patrimoine de l\u2019humanit\u00e9.\">http:\/\/www.idoumou.com\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><a href=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Mali-Tinzaouten.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Sahel Oasis Mali Tinzaouten\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6701\" height=\"225\" src=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Mali-Tinzaouten-300x225.jpg\" width=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Mali-Tinzaouten-300x225.jpg 300w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Mali-Tinzaouten-150x112.jpg 150w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Mali-Tinzaouten.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><span style=\"color: rgb(0, 128, 0);\"><strong>MALI<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Ill.<\/span><\/span> <span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Programme d&rsquo;appui au d&eacute;veloppement de Tinzaouaten, Tessalit, An&eacute;fis et Adiel&rsquo;hoc. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.cariassociation.org\/rubrique70.html?lang\" target=\"_blank\" title=\"Le CARI est engag\u00e9 depuis 1999 dans des activit\u00e9s d\u2019appui au d\u00e9veloppement agricole et pastoral sur la localit\u00e9 de Tinzaouaten situ\u00e9e sur la fronti\u00e8re entre le Mali et l\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 350 km au nord de Kidal et \u00e0 600 km au sud de Tamanrasset. En 2006 le CARI, en lien avec le partenaire local l\u2019association Choix de Vie, a obtenu un financement aupr\u00e8s de l\u2019IREMLCD pour un projet intitul\u00e9 protection et Valorisation du patrimoine nourricier \u2013 Terres et eaux \u2013 de Tinzaouaten.\">http:\/\/www.cariassociation.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES OASIS DE L&#39;ADRAR ORIENTAL <\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Malgr&eacute; son nom (Ad&gamma;a&gamma; ou A\u1e0da&gamma;, variantes locales de adrar, signifient en berb&egrave;re montagne), l&rsquo;Adrar des Iforas est plut&ocirc;t un plateau qu&rsquo;une montagne. Situ&eacute; dans le Nord-Est du Mali et dans le Sud de l&#39;Alg&eacute;rie, des vall&eacute;es tr&egrave;s larges et peu profondes, s&eacute;par&eacute;es par des seuils &agrave; peine sensibles, donnent un faible relief en creux parsem&eacute; d&rsquo;inselbergs. L&rsquo;altitude est mod&eacute;r&eacute;e et ne d&eacute;passe pas 1000 m (mont Essai : 960 m). L&rsquo;Adrar des Iforas proprement dit est limit&eacute; &agrave; l&rsquo;ouest par la large d&eacute;pression du Tilemsi, qui est plus une plaine qu&rsquo;une vall&eacute;e, de pente nord-sud, par laquelle passe la route qui, venue de Tessalit, atteint le fleuve Niger &agrave; Bourem. Cette &laquo;vall&eacute;e&raquo; du Tilemsi fut toujours une r&eacute;gion relativement favoris&eacute;e. D&egrave;s le N&eacute;olithique, un faci&egrave;s particuli&egrave;rement riche caract&eacute;rise cette d&eacute;pression. La r&eacute;gion d&rsquo;Asselar, dans le nord-ouest de l&rsquo;Adrar, a livr&eacute; le plus ancien squelette de race noire (4440 av. J.-C, d&rsquo;apr&egrave;s le C 14). Les habitants de l&#39;Adrar des Ifhoghas, se nomment les Kel Adagh, dont les Kel Ifoghas clan aristocratique touareg qui exerce depuis plusieurs g&eacute;n&eacute;rations un r&ocirc;le politique pr&eacute;dominant dans la r&eacute;gion. Ce sont des &eacute;leveurs de chameaux, de ch&egrave;vres et de moutons dont ils font le commerce. L&#39;Adrar des Ifoghas est riche en gravures rupestres. Les principales villes du massif ou de sa p&eacute;riph&eacute;rie sont Kidal (chef-lieu), Abe&iuml;bara, Aguel&#39;hoc, Boughessa, Essouk et Tessalit.<strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source Encyclop&eacute;die Berb&egrave;re, sv Adrar des Iforas. <\/strong>Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/864\" target=\"_blank\">http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>NIGER<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family:tahoma,geneva,sans-serif;\"><span style=\"font-size: 11px;\"><iframe loading=\"lazy\" align=\"left\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"315\" scrolling=\"no\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/jg4c1IjogAo\" width=\"420\"><\/iframe><span style=\"color: rgb(0, 0, 0);\"><strong>Video<\/strong>: Timia oasis de l&#39;A&iuml;r Niger<\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES OASIS DE L&rsquo;AIR <\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Au Niger, les Touareg sont estim&eacute;s de nos jours &agrave; 700.000 habitants. Ils sont surtout r&eacute;partis dans le centre et le nord du pays. A l&#39;origine, ils peuplent l&#39;A&iuml;r et ses pourtours. Ils nomadisent au rythme des saisons des pourtours de l&#39;A&iuml;r jusqu&#39;au sud du pays, c&#39;est-&agrave;-dire dans la zone des cultures sous pluies, de la latitude 14&deg; nord &agrave; la latitude 22&deg; nord. Les Touareg qui peuplent l&#39;A&iuml;r et ses environs portent le nom de Kel Ayar (ceux de l&#39;A&iuml;r). Parmi les principales tribus qui composent ce groupe on compte les Kel Away, les Kel Ferwan, les Kel Fade, les Ikaskazan, les Kel Tadale, les Inussafa, etc. A ces tribus on peut ajouter les Itesayan, les Kel Geres, les Illisawan, les Imuzarag, etc. L&#39;arriv&eacute;e des premiers Touareg dans la r&eacute;gion remonterait au Ville si&egrave;cle. D&egrave;s le d&eacute;but du IXe si&egrave;cle, certaines tribus &eacute;taient proches de l&#39;A&iuml;r d&#39;apr&egrave;s Hamani. Le groupe le plus ancien serait celui des Sandale, suivi de celui des Kel Ger&egrave;s puis les Kel Away.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: SALEY M. 1996<\/strong>. <strong>Le cas du Niger. Les touareg du pass&eacute; au futur<\/strong>. In Civilisations 43-2 (1996) Probl&egrave;mes africains contemporains. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/civilisations.revues.org\/pdf\/1568\" target=\"_blank\">http:\/\/civilisations.revues.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>TCHAD <\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div><span style=\"font-size:11px;\"><a href=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Tchad.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Sahel Oasis Tchad\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6708\" height=\"195\" src=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Tchad-300x195.jpg\" width=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Tchad-300x195.jpg 300w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Tchad-150x97.jpg 150w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Tchad.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Ill. Images des oasis du Tchad (Allibert Trekking)<\/span><\/span><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">. Link: <a href=\"http:\/\/www.allibert-trekking.com\/gpa\/TD\/764-tchad.htm\" target=\"_blank\" title=\"*TASSILIS ET PALMERAIES DU BORKOU  *ENNEDI ET LACS D'OUNIANGA *LACS D'OUNIANGA ET SALINES DE TEGUEDEI - *TASSILIS ET GUELTAS DE L'ENNEDI -  *ENNEDI ETERNEL \">http:\/\/www.allibert-trekking.com\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES OASIS DU TIBESTI ET DU BORKOU<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Le Borkou est le pays des Toubou ou Teda-Daza. Les Teda habitent principalement le massif montagneux du Tibesti (dont le plus haut sommet, le volcan l&rsquo;Emi Koussi culmine &agrave; 3415 m&egrave;tres), tandis que les Daza vivent dans le Borkou, dont la principale agglom&eacute;ration est Faya, si&egrave;ge de la pr&eacute;fecture du BET (Borkou, Ennedi, Tibesti). Deux groupes daza, les Kodorda &agrave; l&rsquo;ouest et les Annakaza &agrave; l&rsquo;est, &eacute;l&egrave;vent des camelins. Dans le pass&eacute;, ils dominaient le pays et les s&eacute;dentaires kamadja, qui assuraient la production des palmeraies et des jardins. Ceux-ci, en partie d&rsquo;origine servile, d&eacute;pendaient des Daza et leur payaient tribut. De nos jours, ils occupent une meilleure position sociale et &eacute;conomique car, durant et apr&egrave;s la p&eacute;riode coloniale, ils se sont progressivement &eacute;mancip&eacute;s de leurs ma&icirc;tres. Ils ont pu b&eacute;n&eacute;ficier aussi de la scolarisation, ce qui leur a permis d&rsquo;avoir acc&egrave;s, par la suite, &agrave; des emplois salari&eacute;s ou commerciaux.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: ARDITI C. 1995. Le commerce des dattes du Borkou (Tchad)<\/strong>. In: Cah. Sci. hum. 31 (4) 1995 : 849-882. Link: <a href=\"http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/exl-doc\/pleins_textes\/pleins_textes_4\/sci_hum\/010004315.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><strong>SOUDAN <\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Soudan-Lybie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Sahel Oasis Soudan Lybie\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6709\" height=\"300\" src=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Soudan-Lybie-217x300.jpg\" width=\"217\" srcset=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Soudan-Lybie-217x300.jpg 217w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Soudan-Lybie-108x150.jpg 108w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Sahel-Oasis-Soudan-Lybie.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 217px) 100vw, 217px\" \/><\/a><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Ill. Kharga et les routes caravani&egrave;res du d&eacute;sert lybien<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.passion-egyptienne.fr\/oasis%20introduction.htm\" target=\"_blank\">http:\/\/www.passion-egyptienne.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><strong>OASIS DE SALIMA ET DE KHARGA<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">H&eacute;rodote a mentionn&eacute; l&rsquo;existence d&rsquo;une route caravani&egrave;re, dite des 40 jours, reliant l&rsquo;oasis de Kharga au sud de l&rsquo;Egypte, &agrave; la province du Darfour (fronti&egrave;re du Tchad et du Soudan), c&rsquo;est-&agrave;-dire le monde africain et le monde m&eacute;diterran&eacute;en. Cette piste &eacute;tait d&eacute;j&agrave; fr&eacute;quent&eacute;e sous l&#39;Ancien Empire, soit deux mille ans avant notre &egrave;re, comme l&rsquo;on montr&eacute; les fouilles arch&eacute;ologiques de Balat, capitale des gouverneurs de la r&eacute;gion des oasis, et d&#39;A&iuml;n Asil o&ugrave; l&#39;on a retrouv&eacute; un habitat de cette p&eacute;riode, confirmant l&#39;occupation &eacute;gyptienne de cette r&eacute;gion. Ces sites &eacute;taient par ailleurs occup&eacute;s d&egrave;s la pr&eacute;histoire.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source Passion &eacute;gyptienne&nbsp;: Les &quot;vastes solitudes&quot; du d&eacute;sert libyque.<\/strong> Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.passion-egyptienne.fr\/oasis%20introduction.htm\">http:\/\/www.passion-egyptienne.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Iconographie. Oasis de Kharga&nbsp;: le grand temple d&rsquo;Hibis. <\/strong><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.passion-egyptienne.fr\/oasis%20Kharga.htm\" target=\"_blank\" title=\"Construit par les Perses, commandit\u00e9 par Darius Ier (522-486 av. J.-C.) ce temple est le mieux conserv\u00e9 des monuments antiques des oasis. Il marque l'emplacement de l'ancienne capitale qui s'\u00e9tendait de part et d'autre d'un vaste lac sacr\u00e9 aujourd'hui ass\u00e9ch\u00e9.\">http:\/\/www.passion-egyptienne.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<p>{tab=PREHISTOIRE}<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Neolithique-distribution-des-foyers.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Neolithique distribution des foyers\" class=\"alignnone size-full wp-image-6714\" height=\"318\" src=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Neolithique-distribution-des-foyers.jpg\" width=\"721\" srcset=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Neolithique-distribution-des-foyers.jpg 721w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Neolithique-distribution-des-foyers-150x66.jpg 150w, http:\/\/www.listephoenix.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Neolithique-distribution-des-foyers-300x132.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 721px) 100vw, 721px\" \/><\/a><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>VIII&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>REPERES CHRONOLOGIQUES<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Le passage progressif des soci&eacute;t&eacute;s de chasseurs-cueilleurs &agrave; celles de pasteurs-agriculteurs voit le jour au Proche-Orient entre 10 000 et 9 000 ans av. J.-C. La c&eacute;ramique utilitaire est souvent consid&eacute;r&eacute;e comme une caract&eacute;ristique de ces civilisations dites du N&eacute;olithique. L&#39;utilisation de la terre cuite pour la r&eacute;alisation de statuettes rituelles est toutefois attest&eacute;e d&egrave;s le Gravettien, soit il y a au moins 20000 ans, notamment dans des sites pr&eacute;historiques d&#39;Afrique du Nord.<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>VIII&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>AIR DU NIGER<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">D&rsquo;apr&egrave;s les datations radiom&eacute;triques c&rsquo;est actuellement en A&iuml;r que se trouve, si on en croit le C14, la plus vieille c&eacute;ramique n&eacute;olithique, plus ancienne m&ecirc;me que celle du Proche Orient. D&eacute;couvert [en 1982] par J.-P. Roset au sommet du mont Bagzan, &agrave; 1850 m d&rsquo;altitude, l&rsquo;abri de Tagalagal contient un d&eacute;p&ocirc;t anthropique renfermant outillage lithique, mat&eacute;riel de broyage et tessons de c&eacute;ramique m&ecirc;l&eacute;s &agrave; des terres cendreuses et des charbons de bois dont deux &eacute;chantillons sont dat&eacute;s du VIIIe mill&eacute;naire avant J.C. : 9 330 &plusmn; 130 B.P. (7 380 B.C.) et 9 370 &plusmn; 130 B.P. (7 420 B.C.). L&rsquo;outillage en pierre, principalement sur &eacute;clats en raison des mauvaises qualit&eacute;s clastiques des roches, comprend plusieurs pi&egrave;ces typiquement n&eacute;olithiques : pointes de fl&egrave;ches bifaciales et haches &agrave; tranchant poli. Le mat&eacute;riel de broyage (fragments de meules et molettes correspond au moins &agrave; une intense activit&eacute; de cueillette sinon &agrave; une vraie agriculture, et la poterie, repr&eacute;sent&eacute;e par des tessons, provient de vases particuli&egrave;rement &eacute;labor&eacute;s. Leur forme issue de la sph&egrave;re est soit &agrave; large ouverture (r&eacute;cipient de type bol), soit &agrave; ouverture rentrante et l&egrave;vres &eacute;vers&eacute;es. Leur d&eacute;cor couvre la quasi totalit&eacute; des surfaces.<strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source BERNUS E., GR&Eacute;B&Eacute;NART D., HAWAD M., CLAUDOT-HAWAD H. <\/strong><strong>1986. AIR (Ayr, Ayar, Azbin, Abzin). <\/strong>In: Encyclop&eacute;die Berb&egrave;re, 3 (342-363). Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/2418\" target=\"_blank\">http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Roset J.-P 1982<\/strong><strong>. Tagalaga, un site &agrave; c&eacute;ramique au X<sup>e<\/sup> mill&eacute;naire avant nos jours dans l&rsquo;A&iuml;r (Niger).<\/strong> Acad&eacute;mie des Inscript, et Bel. Let. Comptes rendus juil-oct. 1982, p. 565-570. <\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/articleAsPDF\/crai_0065-0536_1982_num_126_3_13976\/article_crai_0065-0536_1982_num_126_3_13976.pdf\" target=\"_blank\" title=\"Abstract. Une premi\u00e8re tentative de datation, demand\u00e9e au Laboratoire d'hydrologie et de g\u00e9ochimie isotopique que dirige J. C. Fontes \u00e0 l'Universit\u00e9 de Paris-Sud (Orsay) devait, en octobre 1979, assigner au gisement un \u00e2ge de 9 330 + 130 ans avant nos jours. Un deuxi\u00e8me pr\u00e9l\u00e8vement effectu\u00e9 en f\u00e9vrier 1980 \u00e0 l'occasion de la reprise du sondage et soumis pour contr\u00f4le au m\u00eame laboratoire confirmait en juin suivant l'\u00e2ge pr\u00e9c\u00e9demment obtenu, \u00e0 9 370 \u00b1 130 ans B.P. Si l'on s'en tient aux valeurs donn\u00e9es par le C14, ces dates sont les plus hautes jamais encore obtenues au Sahara pour un gisement livrant de la c\u00e9ramique. Mais leur v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat est sans doute de venir \u00e0 la suite des r\u00e9sultats \u00e0 peine plus r\u00e9cents d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9s ailleurs par le radiocarbone pour des couches o\u00f9 la poterie est \u00e9galement pr\u00e9sente: au Hoggar3 o\u00f9 J. P. Ma\u00eetre obtenait d\u00e8s 1967 l'\u00e2ge de 9 210 \u00b1115 ans \u00e0 la base du remplissage du site Launey et, \u00e0 partir de 1976, dans le Tadrart Acacus o\u00f9 la s\u00e9quence remarquablement coh\u00e9rente et longue de Ti-n-Torha a fourni \u00e0 B. Barich la date extr\u00eame de 9 080 \u00b1 70 ans B.P.4 Il appara\u00eet ainsi incontestablement acquis que des populations sachant fabriquer la poterie ont v\u00e9cu dans certains massifs montagneux du Sahara central et m\u00e9ridional d\u00e8s la seconde moiti\u00e9 du dixi\u00e8me mill\u00e9naire avant nos jours. On retiendra d\u00e9j\u00e0 comme une donn\u00e9e essentielle l'association av\u00e9r\u00e9e d\u00e8s cette \u00e9poque de la c\u00e9ramique et d'un mat\u00e9riel de broyage des graines dures. Cette association indique clairement que la r\u00e9colte des gramin\u00e9es comestibles, leur pr\u00e9paration et leur conservation ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es tr\u00e8s t\u00f4t dans les habitudes alimentaires des populations pr\u00e9historiques du Sahara m\u00e9ridional. On conviendra \u00e9galement que l'observation de ce fait milite en faveur de l'id\u00e9e d'une \u00e9volution conduisant localement et normalement de la simple cueillette des graines, phase exp\u00e9rimentale au cours de laquelle, par hypoth\u00e8se, on peut situer l'occupation du site de Tagalagal, vers la production organis\u00e9e de c\u00e9r\u00e9ales.\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>QU&Eacute;CHON G., ROSET J.P. 1974. Prospection arch&eacute;ologique du massif de Termit (Niger).<\/strong> In&nbsp;: Cah.. 0 RSTOM, s&eacute;rie Sci. Hum., vol.. XI, n&deg;1 &#8211; 1974 : 85-104<\/span><\/span>. <span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/exl-doc\/pleins_textes\/pleins_textes_4\/sci_hum\/19851.pdf\" target=\"_blank\" title=\"Au cours de notre mission, cent onze sites ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9s (21 et fix\u00e9s avec pr\u00e9cision sur photographies a\u00e9riennes, ce qui devait permettre de dresser ult\u00e9rieurement la carte arch\u00e9ologique du massif qui accompagne cet article. Ce sont tous des gisements de surface. Au nord du massif, dans la r\u00e9gion de Gossololom et de la Gara Tchia BO, le n\u00e9olithique est d\u2019une richesse et d\u2019une abondance v\u00e9ritablement \u00e9tonnantes. Si l\u2019on regarde la carte de situation des sites, par exemple, on ne peut manquer d\u2019\u00eatre frapp\u00e9 par un certain nombre d\u2019anomalies : par exemple, presque tout le pal\u00e9olithique et le n\u00e9olithique se regroupent dans la r\u00e9gion de Gossololom, tandis que la r\u00e9gion de Termit est vou\u00e9e quasi exclusivement \u00e0 la p\u00e9riode post-n\u00e9olithique. De m\u00eame, le nombre et la richesse des gisements situ\u00e9s \u00e0 l\u2019ouest du massif contrastent avec la raret\u00e9 et la pauvret\u00e9 du flanc oriental.\">http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>VI&deg;-III&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>REPERES CHRONOLOGIQUES<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Le N&eacute;olithique Proche-Oriental est marqu&eacute; par la naissance des grandes civilisations antiques, Sum&eacute;rienne et Egyptienne, entre les 5&deg; e 4&deg; mill&eacute;naires. En ce qui concerne le n&eacute;olithique saharien, il voit le jour dans le contexte d&rsquo;une p&eacute;riode humide favorable &agrave; l&rsquo;agriculture, laquelle se termine brutalement au VI&deg; mill&eacute;naire o&ugrave; le climat actuel s&rsquo;&eacute;tablit progressivement dans le Sahara m&eacute;ridional. L&rsquo;expansion du d&eacute;sert va se poursuivre jusqu&rsquo;au 2&deg; mill&eacute;naire.<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>VI&deg;-III&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>NAISSANCE DU SAHARA<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Il y a quelques milliers d&#39;ann&eacute;es, &agrave; l&#39;emplacement de l&#39;actuel d&eacute;sert du Sahara, r&eacute;gnait un climat humide et se trouvaient de nombreux fleuves et lacs, dont le Lac M&eacute;ga-Tchad (avec plus de 350 000 km2, soit une superficie &eacute;quivalente &agrave; celle de l&#39;actuelle Mer Caspienne). Le Sahara n&#39;est pas pour autant un &laquo;jeune&raquo; d&eacute;sert : d&#39;autres &eacute;pisodes d&eacute;sertiques ant&eacute;rieurs ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s, le plus vieux remontant &agrave; 86 000 ans. D&#39;autres indices, trouv&eacute;s au sein de carottages r&eacute;alis&eacute;s dans l&#39;oc&eacute;an au large du continent africain, sugg&egrave;rent l&#39;existence en Afrique du Nord d&#39;&eacute;pisodes arides ant&eacute;rieurs &agrave; ce dernier. La d&eacute;couverte et l&#39;analyse de formations dunaires fossiles au Tchad par des chercheurs du CNRS conduisent &agrave; r&eacute;viser l&#39;estimation de l&#39;&acirc;ge du Sahara. Le d&eacute;sert chaud le plus vaste de la plan&egrave;te ne serait pas &acirc;g&eacute; de 86 000 ans, comme on le croyait, mais d&#39;au moins 7 millions d&#39;ann&eacute;es ! Ces travaux repr&eacute;sentent le premier jalon de la reconstruction de l&#39;histoire climatique ancienne du Pal&eacute;o-Sahara, durant une p&eacute;riode encore largement m&eacute;connue.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;:<\/strong> <strong>SCHUSTER M., DURINGER P., GHIENNE J.-F., VIGNAUD P., MACKAYE H.T., LIKIUS A., BRUNET M. 2006. The Age of the Sahara Desert.<\/strong> In&nbsp;: Science, 10 f&eacute;vrier 2006. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www2.cnrs.fr\/presse\/communique\/819.htm\" target=\"_blank\">http:\/\/www2.cnrs.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>VI&deg;-III&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>EVOLUTION DE LA FLORE SAHARIENNE<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">L&lsquo;examen critique des donn&eacute;es polliniques disponibles concernant la v&eacute;g&eacute;tation saharienne permet de conclure qu&rsquo;elle n&rsquo;a subi que peu de changements qualitatifs au cours des vingt derniers mill&eacute;naires. II faut essentiellement noter une certaine transgression sur le Sahara des taxons tropicaux de type sah&eacute;lien vers le milieu de l&rsquo;Holoc&egrave;ne Quantitativement, quelques donn&eacute;es polliniques et g&eacute;ologiques convergent pour indiquer que les plaines sahariennes ont &eacute;t&eacute; extr&ecirc;mement arides entre 20 000 et 15 o00 ans BP environ et que sur les montagnes la v&eacute;g&eacute;tation s&rsquo;est beaucoup rar&eacute;fi&eacute;e. Une certaine recolonisation s&rsquo;est effectu&eacute;e &agrave; partir de 15 000 ans BP sur les montagnes. L&lsquo;&eacute;tude pollinique de l&rsquo;Holoc&egrave;ne du Bassin du Tchad &agrave; Tj&eacute;ri, vers le centre du bassin, met en &eacute;vidence un changement majeur vers 7 000 ans BP, caract&eacute;ris&eacute; en zone sah&eacute;lienne par une brutale extension des taxons arbor&eacute;s jusques vers 5 000 ans BP, correspondant probablement &agrave; une extension de la savane sah&eacute;lienne. Un changement important est intervenu aussi &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque sur les zones soudanienne et soudano-guin&eacute;enne o&ugrave; s&rsquo;est produite en particulier entre 7O00 et 4O00 ans BP une extension de certains taxons qui se d&eacute;veloppent actuellement sur les sols bien drain&eacute;s des interfluves. Un tel changement vers 7O00 ans BP se retrouve aussi lorsqu&rsquo;on examine les diverses donn&eacute;es stratigraphiques, s&eacute;dimentologiques et p&eacute;dologiques disponibles pour l&rsquo;Afrique nord-tropicale. Gr&acirc;ce &agrave; de nombreuses donn&eacute;es stratigraphiques et radiochronologiques, le Tibesti est actuellement le massif saharien dont l&#39;&eacute;volution g&eacute;ologique au Quarternaire r&eacute;cent est la mieux connue. On pr&eacute;sente ici des analyses polliniques effectu&eacute;es sur des d&eacute;p&ocirc;ts lacustres pr&eacute;lev&eacute;s sur les hauts plateaux du Tibesti entre 1 800 et 2 700 m et s&#39;&eacute;chelonnant entre environ 17 000 ans BP et l&#39;Holoc&egrave;ne inf&eacute;rieur, p&eacute;riode pour laquelle on poss&egrave;de des &eacute;chantillons poll&eacute;nif&egrave;res. Pour comparaison, on pr&eacute;sente aussi l&#39;analyse pollinique d&#39;une colluvion actuelle venant de cette r&eacute;gion.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: MALEY J. 1983. Histoire de la v&eacute;g&eacute;tation et du climat de l&rsquo;Afrique nord-tropicale au Quaternaire r&eacute;cent.<\/strong> In: Bothalia 14,3 &amp; 4: 377-389 (1983), Pretoria. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/exl-doc\/pleins_textes\/pleins_textes_5\/b_fdi_12-13\/16503.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>II&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>REPERES CHRONOLOGIQUES<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Le N&eacute;olithique prend fin avec l&#39;&acirc;ge du bronze, qui voit le d&eacute;veloppement de l&#39;utilisation des m&eacute;taux. La production d&#39;objet en m&eacute;tal est toutefois attest&eacute;e d&egrave;s le VIIIe mill&eacute;naire au Proche-Orient et en Anatolie, avec l&#39;&eacute;mergence du travail de certains m&eacute;taux (cuivre, or, argent). C&rsquo;est au cours du n&eacute;olithique que se d&eacute;veloppe la civilisation myc&eacute;nienne en mer Eg&eacute;e (Gr&egrave;ce), o&ugrave; existent alors d&rsquo;importantes palmeraies autochtones constitu&eacute;es de Phoenix theophrasti.<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>II&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>PEUPLES ET EVOLUTION CLIMATIQUE EN AFRIQUE NORD-TROPICALE<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">La fin du N&eacute;olithique, au cours du III<sup>e<\/sup>&nbsp;mill&eacute;naire BP, a correspondu &agrave; l&rsquo;affaiblissement des p&eacute;riodes humides et &agrave; la mise en place de la g&eacute;ographie actuelle dans la zone sud-saharienne et sah&eacute;lienne, qui s&rsquo;&eacute;tend de l&rsquo;Atlantique au lac Tchad. Depuis cette &eacute;poque le climat a cependant continu&eacute; &agrave; beaucoup varier. La succession des diff&eacute;rents &eacute;pisodes climatiques, phases humides ou phases arides &ndash;&nbsp;et leurs interactions complexes&nbsp;&ndash;, est pr&eacute;cis&eacute;e. Ces faits climatiques sont mis en parall&egrave;le avec l&rsquo;&eacute;volution arch&eacute;ologique et historique des diff&eacute;rentes phases culturelles. Dans cette immense r&eacute;gion, souvent &agrave; la limite de conditions naturelles extr&ecirc;mes, les &eacute;v&egrave;nements climatiques ont toujours eu des cons&eacute;quences tr&egrave;s importantes sur l&rsquo;&eacute;volution des peuplements humains. Le relativement bon synchronisme des principaux changements culturels, d&rsquo;ouest en est &agrave; travers la bande sah&eacute;lienne, para&icirc;t avoir &eacute;t&eacute; fr&eacute;quemment contr&ocirc;l&eacute; par le r&ocirc;le directeur des changements climatiques majeurs et des variations environnementales qui en ont r&eacute;sult&eacute;.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: MALEY J., VERNET R. 2013. Peuples et &eacute;volution climatique en Afrique nord-tropicale, de la fin du N&eacute;olithique &agrave; l&rsquo;aube de l&rsquo;&eacute;poque moderne.<\/strong> In: <em>Afriques<\/em> 04&nbsp;|&nbsp;2013. Histoire et arch&eacute;ologie du Sahel ancien : nouveaux regards, nouveaux chantiers. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/afriques.revues.org\/1209#quotation\" target=\"_blank\">http:\/\/afriques.revues.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>II&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>PRINCIPAUX FACIES NEOLITHIQUES DU SAHARA MALIEN<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">A ce jour, plusieurs faci&egrave;s n&eacute;olithiques distincts ont &eacute;t&eacute; mis en &eacute;vidence dans cette r&eacute;gion. Ces diff&eacute;rents faci&egrave;s se regroupent autour de trois sous-r&eacute;gions : Erg Jmeya, Hassi el Abiod et Erg lne Sakane. Au sujet de la chronologie absolue de ces sites de comparaison, le &laquo;N&eacute;olithique dunaire&raquo; s&eacute;n&eacute;galais est dat&eacute; de 4 275 &plusmn; 130 BP (Dak- 214), 3 034 &plusmn; 132 BP (Dak-2) et 2 350 &plusmn; 100 BP (Gif-1482). Huit datations ont &eacute;t&eacute; obtenues pour le Sahara malien elles s&#39;&eacute;chelonnent entre 7 450 &plusmn; 130 BP (Gif-5811) et 3 600 &plusmn; 180 BP (Gif-5441), tandis que sur le site de Fanfanny&eacute;g&egrave;n&eacute; I, une seule date doit &ecirc;tre retenue 2 680 &plusmn; 120 BP (Pa-269). L&#39;&eacute;tude du mat&eacute;riel arch&eacute;ologique du gisement de l&#39;Adrar Tabarbarout permet de pr&eacute;ciser l&#39;un des nombreux faci&egrave;s n&eacute;olithiques du Sahara malien. Cette d&eacute;couverte confirme &eacute;galement l&#39;hypoth&egrave;se de l&#39;origine saharienne de certaines des cultures plus m&eacute;ridionales comme celles du n&eacute;olithique dunaire du S&eacute;n&eacute;gal ou du faci&egrave;s n&eacute;olithique du Baoul&eacute; au Mali. Le site de Fanfanny&eacute;g&egrave;n&eacute; est le plus proche, en ce qui concerne l&#39;outillage lithique, de celui de l&#39;Adrar Tabarbarout. Le site de l&#39;Adrar Tabarbarout indique surtout une direction de recherche int&eacute;ressante pour l&#39;&eacute;tude des origines de certains faci&egrave;s n&eacute;olithiques, tels que ceux du Baoul&eacute; ou du &laquo;N&eacute;olithique dunaire&raquo; s&eacute;n&eacute;galais. Elle confirmerait, en effet, l&#39;hypoth&egrave;se avanc&eacute;e r&eacute;cemment selon laquelle des faci&egrave;s tr&egrave;s occidentaux seraient issus de groupes n&eacute;olithiques install&eacute;s sur les rives des pal&eacute;olacs maliens, comme ceux qui ont s&eacute;journ&eacute; &agrave; l&#39;Adrar Tabarbarout. Une cause probable de leur migration serait l&#39;arriv&eacute;e des s&eacute;cheresses, co&iuml;ncidant avec les d&eacute;buts de l&#39;aride actuel. Ces populations seraient alors descendues vers des zones plus hospitali&egrave;res, comme le Baoul&eacute; ou la c&ocirc;te du Cap Vert, en longeant des axes tels que ceux du Niger ou de la Vall&eacute;e des Serpents d&#39;abord, et du fleuve S&eacute;n&eacute;gal ensuite. Seules, de futures recherches le long de ces &eacute;ventuels axes de p&eacute;n&eacute;tration pourraient confirmer cette hypoth&egrave;se.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source GALLAY A., HUYSECOM E. 1993. Un site n&eacute;olithique de l&#39;Adrar Tabarbarout (Sahara malien oriental).<\/strong> In: Bulletin de la Soci&eacute;t&eacute; pr&eacute;historique fran&ccedil;aise. 1993, tome 90, N. 5. pp. 357-364. Link: <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/articleAsPDF\/bspf_0249-7638_1993_num_90_5_9646\/article_bspf_0249-7638_1993_num_90_5_9646.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>II&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES POPULATIONS DES OASIS DE L&rsquo;ADRAR ET DU TAGANT (MAURITANIE)<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">On recense environ 350 oasis en Mauritanie, r&eacute;parties entre les r&eacute;gions de l&rsquo;Adrar, du Tagant, de l&rsquo;Assaba et des Hodhs. Elles sont de deux types: les oasis de d&eacute;pressions inter-dunaires (Assaba et Hodhs), et les oasis d&rsquo;oueds (Adrar et Tagant). Occup&eacute; d&egrave;s le Pal&eacute;olithique inf&eacute;rieur (Acheul&eacute;en), l&#39;Adrar connut aussi un peuplement important &agrave; l&#39;At&eacute;rien et surtout au N&eacute;olithique. Leurs descendants furent chass&eacute;s par l&#39;arriv&eacute;e des &laquo;Equidiens&raquo;, conducteurs de chars dont l&#39;appartenance au stock pal&eacute;oberb&egrave;re ne fait gu&egrave;re de doute aujourd&#39;hui. On ne sait si les Bafours (Bavur), auxquels les Maures attribuent la construction de tr&egrave;s nombreux ksours aujourd&#39;hui ruin&eacute;s et sites diversement am&eacute;nag&eacute;s en bordure de falaise, sont les descendants des N&eacute;olithiques n&eacute;gro&iuml;des ou des Pal&eacute;oberb&egrave;res avant leur islamisation. Certains auteurs voient en eux des populations blanches d&eacute;j&agrave; islamis&eacute;es mais peut-&ecirc;tre kharedjites. Les premi&egrave;res vagues berb&egrave;res ont contribu&eacute; &agrave; la fois au peuplement blanc et au d&eacute;veloppement de l&#39;&eacute;levage tandis que les rares oasis de l&#39;Adrar (Ouada&shy;ne, Chinguetti) continuaient &agrave; &ecirc;tre cultiv&eacute;es par des Noirs.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: <\/strong><strong>CAMPS<\/strong> <strong>G.<\/strong>&nbsp;<strong>1985. Adrar de Mauritanie.<\/strong> In&nbsp;:&nbsp;<em>Encyclop&eacute;die berb&egrave;re, 2, sv Ad-A\u011fuh-n-Tahl&eacute;<\/em>, Aix-en-Provence, Edisud, 1985, p.&nbsp;153-156 Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/pdf\/865\" target=\"_blank\">http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>II&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES CIVILISATIONS NOIRES DE L&rsquo;ADRAR ANTIQUE<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Selon R. Vernet (1983:607), &laquo;Au cours du deuxi&egrave;me mill&eacute;naire, une population d&#39;&eacute;leveurs d&#39;origine africaine non encore pr&eacute;cis&eacute;e, chass&eacute;e des plaines du Sahara central, s&rsquo;installe sur le dhar Tichitt&raquo;. Elle y trouve de l&#39;eau, une mati&egrave;re premi&egrave;re lithique abondante, des p&acirc;turages humides sur le baten : dans ces plaines (erg de l&#39;Awker et de la Majab&acirc;t) vivaient des herbivores vari&eacute;s, y compris les grandes esp&egrave;ces &laquo;&eacute;thiopiennes comme l&#39;&eacute;l&eacute;phant, la girafe, le rhinoc&eacute;ros et m&ecirc;me, du moins au d&eacute;but, l&#39;hippopotame&raquo;. Cette population mit &agrave; profit ces sites d&#39;habitat d&eacute;fensifs pour une installation s&eacute;dentaire et les possibilit&eacute;s de contacts avec des populations voisines du Majab&acirc;t, d&#39;Awkcr, du Tagant, et de l&#39;Azawad&#8230; Ind&eacute;pendamment de la multiplicit&eacute; des meules, molettes, houes, b&acirc;tons &agrave; fouir, l&#39;existence de r&eacute;servoirs-silos &agrave; grains est d&eacute;terminante pour affirmer que l&#39;agriculture &eacute;tait pratiqu&eacute;e par les populations du dhar Tichitt-Walata. La v&eacute;g&eacute;culture ne s&#39;accompagne gu&egrave;re de la conservation. L&#39;Adrar est ainsi peupl&eacute; au N&eacute;olithique d&#39;une population noire. Ce peuplement devait &ecirc;tre fort &eacute;tendu&raquo;, puisqu&#39;il se retrouvait jusqu&#39;&agrave; la baie des L&eacute;vriers par 20&deg; 10&#39; N. &laquo;Ces s&eacute;dentaires noirs &eacute;taient sans doute des agriculteurs&raquo;, non seulement &agrave; cause de l&#39;abondance des meules dormantes et de villages consid&eacute;rables accroch&eacute;s &agrave; la falaise du dhar et sur le baten, mais surtout, comme le souligne Toupet, parce qu&#39;il &eacute;tait impossible d&#39;assurer la subsistance de ces centaines d&#39;agglom&eacute;rations par la seule cueillette, &agrave; supposer m&ecirc;me que le lait et la viande entrent, pour l&#39;essentiel, dans l&#39;alimentation. &Agrave; la suite du dess&egrave;chement historique, la rar&eacute;faction des p&acirc;turages a contraint les agriculteurs et les pasteurs sahariens &agrave; se d&eacute;placer vers des r&eacute;gions plus humides et plus propices &agrave; la vie pastorale et agricole. La c&eacute;ramique et les objets de p&ecirc;che ponctuent les d&eacute;placements progressifs de ces populations bovidiennes, toujours accompagn&eacute;es de p&ecirc;cheurs, vers le sud et vers l&rsquo;ouest. Les &eacute;leveurs des grands troupeaux suivent la migration des isohy&egrave;tes. Lhote (1966 : 7-27) pense qu&#39;ils sont relay&eacute;s par les &Eacute;quidiens et les Caballiens, sans pour autant &ecirc;tre chass&eacute;s par eux. Les poteries &agrave; d&eacute;cor ond&eacute;, les objets de p&ecirc;che accompagnent toujours les belles fresques bovidiennes, caract&eacute;ris&eacute;es par leur &eacute;l&eacute;gance et leur raffinement. Pour reprendre l&#39;expression de G. Camps (1974 : 260 et 347), les &Eacute;quidiens, &laquo;ces cavaliers de race m&eacute;diterran&eacute;enne, Garamantes et G&eacute;tules, domineront progressivement les Sahariens et garderont leur genre de vie nomade, alors que les N&eacute;gro&iuml;des, ne pouvant plus &eacute;lever leurs immenses troupeaux de b&oelig;ufs, descendent de plus en plus vers le bas pays du Niger, du S&eacute;n&eacute;gal et du Tchad, o&ugrave; se cantonnent dans l&#39;espace restreint des rares oasis, en acceptant la domination des Nomades blancs&raquo;.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: KANE O<\/strong>. <strong>La premi&egrave;re h&eacute;g&eacute;monie peule. Le Fuuta Tooro de Koli Ten\u0333ella &agrave; Almaami Abdul <\/strong>(pp 51-53). Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/books.google.fr\/books?id=WDOvSJGB_JsC&amp;pg=PA52&amp;lpg=PA52&amp;dq=KANE+Oumar+peuples+%C3%A9quidiens&amp;source=bl&amp;ots=SYlLAl8PVW&amp;sig=fN2uLIdM8QI1Y1K4fftdxDEuqi4&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ei=xhP-UsmvJom10wWJ6YFo&amp;ved=0CD4Q6AEwAw#v=onepage&amp;q=KANE%20Oumar%20peuples%20%C3%A9quidiens&amp;f=false\" target=\"_blank\">http:\/\/books.google.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>1<sup>er<\/sup> mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>REPERES CHRONOLOGIQUES<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Les historiens qualifient de &laquo;ph&eacute;nicienne&raquo; la civilisation qui s&#39;&eacute;panouit &agrave; partir des cit&eacute;s situ&eacute;es entre l&rsquo;Egypte et la Syrie entre 1200 et 300 av. J.-C. Les Ph&eacute;niciens fondent Carthage (Tunisie) en 814 B.C. Elle va devenir dans les si&egrave;cles suivants la premi&egrave;re puissance maritime et commerciale de la M&eacute;diterran&eacute;e, du fait notamment de ses liens avec son hinterland saharien.<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>1<sup>er<\/sup> mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES PEUPLES EQUIDIENS<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">L&rsquo;encadrement g&eacute;om&eacute;trique de certaines st&egrave;les a conduit G. Camps (1984) &agrave; les consid&eacute;rer comme contemporaines des derniers si&egrave;cles de l&rsquo;occupation romaine, soit de l&rsquo;&eacute;poque &agrave; laquelle le dressage du dromadaire comme m&eacute;hari et non plus seulement comme animal de b&acirc;t, se g&eacute;n&eacute;ralisa dans le Sahara du Nord. Ces diverses donn&eacute;es imposent l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle des cavaliers et m&eacute;haristes qui &eacute;taient originaires d&rsquo;Afrique du Nord se rendirent ma&icirc;tres, aux alentours du v<sup>e <\/sup>si&egrave;cle de notre &egrave;re, de territoires sahariens et sud-sahariens dont ils grav&egrave;rent et peignirent certains rochers, y imposant simultan&eacute;ment leurs mani&egrave;res nouvelles de vivre, aujourd&rsquo;hui sp&eacute;cifiques aux Touaregs. Ces pasteurs guerriers, anc&ecirc;tres de certains groupes touaregs, ont pu introduire la tradition du cheval mont&eacute; dans l&rsquo;Ouest africain vers le milieu du premier mill&eacute;naire de notre &egrave;re, bien qu&rsquo;il soit difficile de l&rsquo;affirmer. Car, ceux-l&agrave; m&ecirc;me qui avaient introduit le cheval dans le sud du Sahara au cours du premier mill&eacute;naire avant notre &egrave;re, avaient pour tradition, comme le montre leur art rupestre, de monter des bovins qu&rsquo;ils guidaient d&rsquo;une main &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une laisse allant directement &agrave; la bouche des animaux. Les Peuls foulankriabe du Hombori dans la boucle du Niger montent et guident encore aujourd&rsquo;hui leurs bovins de cette mani&egrave;re (Gallais, 1975, p.&nbsp;152). Ce mode de guidage tr&egrave;s simple fut appliqu&eacute; au cheval&nbsp;; le fait est attest&eacute; par la statuaire d&rsquo;&eacute;poque m&eacute;di&eacute;vale de l&rsquo;Ouest africain et a perdur&eacute; au Nig&eacute;ria jusqu&rsquo;au d&eacute;but du xx<sup>e<\/sup> si&egrave;cle (Garenne-Marot, 1995, p.&nbsp;185-187). On ne peut donc &agrave; priori rejeter l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;une tradition &eacute;questre soit n&eacute;e dans l&rsquo;Ouest africain au cours des premiers si&egrave;cles de l&rsquo;&egrave;re chr&eacute;tienne ind&eacute;pendamment de celle qui s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e en Afrique du Nord au cours du premier mill&eacute;naire avant notre &egrave;re.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source CAMPS<\/strong><strong> G., <\/strong><strong>DUPUY<\/strong> <strong>C. <\/strong>1966. <em>Encyclop&eacute;die berb&egrave;re<\/em> Sv. &Eacute;quidiens<em>, 17 | Douiret &ndash; Eropaei<\/em>, Aix-en-Provence, Edisud, 1996, p.&nbsp;2664-2677 Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/2164\" target=\"_blank\">http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>I&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LE MALI ET LES ROUTES MERIDIENNES<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">La d&eacute;couverte au Mali de lieux d&#39;importantes productions de cuivre, tel Takadda, fait supposer que des &eacute;changes &agrave; longues distances avaient lieux 1000 ans avant J.C. au moins. [DEVISSE, 1979 : 42]. Certaines recherches arch&eacute;ologiques ont montr&eacute; qu&#39;ant&eacute;rieurement &agrave; l&#39;&eacute;poque romaine des routes de char traversaient le Sahara. Cr&eacute;&eacute;es dans un premier temps pour des raisons militaires, elles furent tr&egrave;s rapidement utilis&eacute;es &agrave; des fins commerciales. Si des mouvements d&rsquo;&eacute;changes ont lieu &agrave; travers le Sahara depuis plusieurs mill&eacute;naires, il semble qu&#39;avant le VIII&egrave;me si&egrave;cle de notre &egrave;re aucun trafic r&eacute;gulier de direction m&eacute;ridienne n&#39;ait exist&eacute; en Afrique occidentale. Ant&eacute;rieurement &agrave; cette p&eacute;riode, les axes d&rsquo;&eacute;change &eacute;taient uniquement de direction parall&egrave;le ou oblique, liant notamment les vall&eacute;es du Nil et du Niger.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source BRACHET Julien, 2004<\/strong>. &laquo;Le n&eacute;goce caravanier au Sahara central : histoire &eacute;volution des pratiques et enjeux chez les Touaregs Kel A&iuml;r (Niger)&raquo;, Cahiers d&rsquo;Outre-Mer, 57 (226-227), avril-septembre 2004, p. 117-136. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.prodig.cnrs.fr\/IMG\/pdf\/Brachet_COM_2004.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/www.prodig.cnrs.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<p>{tab=ANTIQUITE}<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES GARAMANTES DE LYBIE SELON HERODOTE<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">H&eacute;rodote (IV, 183) &laquo;&Agrave; dix jours de voyage d&#39;Augila, il y a &eacute;galement une colline de sel et une source, les palmiers y poussent abondamment comme ils le font pr&egrave;s des autres collines de sel. Cette r&eacute;gion est habit&eacute;e par un peuple appel&eacute; Garamantes, un peuple tr&egrave;s puissant, qui recouvre le sel avec de la boue pour y semer ensuite ses cultures. C&#39;est de l&agrave; que la route est la plus courte vers le pays des Lotophages, un voyage de trente jours. Dans le pays des Garamantes, on trouve des taureaux qui, lorsqu&#39;ils paissent, marchent &agrave; reculons. Ils agissent ainsi parce que leurs cornes s&#39;avancent tant vers l&#39;avant de leur t&ecirc;te que, s&#39;ils avan&ccedil;aient en paissant, leurs cornes se planteraient dans le sol. Ce n&#39;est qu&#39;en cela qu&#39;ils diff&egrave;rent des autres taureaux, ainsi que par l&#39;&eacute;paisseur et la duret&eacute; de leur cuir. Les Garamantes ont des chariots attel&eacute;s &agrave; quatre chevaux, sur lesquels ils pourchassent les &Eacute;thiopiens Troglodytes qui, de tous les peuples dont l&#39;&eacute;cho ait pu parvenir &agrave; vos oreilles, est celui dont les pieds sont, de loin, les plus rapides. Les Troglodytes se nourrissent de serpents, de l&eacute;zards et d&#39;autres reptiles du m&ecirc;me genre. Leur langage, contrairement &agrave; celui des autres peuples, ressemble &agrave; des couinements de chauve souris&hellip;&raquo;<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source CAMPS G. 2002<\/strong>. Les Garamantes, conducteurs de chars et b&acirc;tisseurs dans le Fezzan antique<\/span>. <span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link : <a href=\"http:\/\/www.clio.fr\/BIBLIOTHEQUE\/les_garamantes_conducteurs_de_chars_et_bAtisseurs_dans_le_fezzan_antique.asp\" target=\"_blank\">http:\/\/www.clio.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES PHARUSI DE STRABON<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Sur le plan historique, beaucoup d&rsquo;auteurs ont fait le rapprochement entre les <em>Ifughas <\/em>actuels et les &ldquo;Ifuraces&rdquo; de l&rsquo;Antiquit&eacute; d&eacute;crits par Corripus dans sa &ldquo;Joannid&rdquo;, en l&rsquo;honneur du g&eacute;n&eacute;ral byzantin Jean Troglita, qui mit fin &agrave; une insurrection berb&egrave;re au vi<sup>e<\/sup> si&egrave;cle (Alix J., 1899, p.&nbsp;33). Ainsi, selon Gsell (1923, p.&nbsp;4), il est &laquo;admissible que les Iforas, qui vivent dans l&rsquo;Adrar, se rattachent aux Ifuraces, qui au vi<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, vivaient en Tripolitaine&raquo;. Cauvet (1924) de son c&ocirc;t&eacute; pense que les &ldquo;Ifuraces&rdquo; de Corripus n&rsquo;&eacute;taient qu&rsquo;une partie d&rsquo;une tribu beaucoup plus grande, qui s&rsquo;&eacute;tendait, d&eacute;j&agrave; &agrave; cette &eacute;poque, sur toute la superficie qu&rsquo;occupent actuellement les diff&eacute;rents groupes des <em>Ifughas&nbsp;:<\/em> &laquo;les indications de Strabon sur les Pharusii, que j&rsquo;identifie avec les Iforas, montrent qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais chang&eacute; de place depuis deux mill&eacute;naires au moins&raquo;&nbsp;; l&rsquo;auteur pr&eacute;cise que c&rsquo;est apr&egrave;s leur d&eacute;faite face aux Byzantins que les Ifughas &laquo;&agrave; la suite de la mort de leur chef Carcassan, tu&eacute; &agrave; la bataille des champs de Catem, en 547,[&#8230;] durent s&rsquo;enfuir &agrave; leur tour et se repli&egrave;rent dans l&rsquo;Adrar oriental, qui para&icirc;t avoir &eacute;t&eacute; leur point de d&eacute;part&raquo;.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source BADI<\/strong><strong> D.<\/strong> <strong>2001<\/strong>.&nbsp;<em>Encyclop&eacute;die berb&egrave;re<\/em> sv. Ifoghas (Ifughas, Ifoughas, Iforas). <em>24 | Ida &ndash;Issamadanen<\/em>, Aix-en-Provence, Edisud, p.&nbsp;3649-3657. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/pdf\/1540\" target=\"_blank\">http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES COLONIES ROMAINES<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>D&eacute;but de notre &egrave;re<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Dans un pr&eacute;c&eacute;dent travail, nous avons essay&eacute; de d&eacute;terminer quels avaient &eacute;t&eacute; les progr&egrave;s de l&#39;occupation romaine dans le sud de l&#39;Afrique proconsulaire ; &nbsp;nous croyons avoir montr&eacute; quel &eacute;tait, &agrave; la fin du IIIe si&egrave;cle de l&#39;&egrave;re chr&eacute;tienne, le trac&eacute; du Limes Tripolitanus entre le Chott Djerid (le lacus Salinarum de Paul Orose) et Lebda (Leptis Magna). Nous avons en m&ecirc;me temps indiqu&eacute; que les Romains n&#39;avaient pas atteint avant la fin du IIe si&egrave;cle la ligne de hauteurs qui, sous les noms de Djebel Douirat, Dj. Nefousa, Dj. Gharian, Dj. Tarhona et Dj. Mesellata, d&eacute;crit une vaste courbe au sud du rivage m&eacute;ridional de la petite Syrte. Il ressort donc de notre &eacute;tude que le Limes Tripolitanus nous para&icirc;t avoir &eacute;t&eacute; la limite extr&ecirc;me de l&#39;empire dans cette r&eacute;gion de l&#39;Afrique. Cette conclusion n&#39;est-elle pas &eacute;branl&eacute;e, infirm&eacute;e m&ecirc;me par les documents arch&eacute;ologiques et &eacute;pigraphiques trouv&eacute;s en plein d&eacute;sert, loin de la c&ocirc;te m&eacute;diterran&eacute;enne et bien au-del&agrave; du Limes Tripolitanus ? La plupart de ces documents ne d&eacute;montrent-ils pas que les Romains ont occup&eacute; une partie du Sahara, et que cette contr&eacute;e &eacute;tait administrativement rattach&eacute;e &agrave; l&#39;Africa, au sens le plus large de ce terme?&nbsp;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source TOUTAIN J. 1896. Les Romains dans le Sahara<\/strong>. In: M&eacute;langes d&#39;arch&eacute;ologie et d&#39;histoire T. 16, 1896. pp. 63-77.<\/span> Link: <span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/articleAsPDF\/mefr_0223-4874_1896_num_16_1_6157\/article_mefr_0223-4874_1896_num_16_1_6157.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<p>{tab=PALMICULTURE}<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>LES PALMERAIES DE L&rsquo;ADRAR OCCIDENTAL<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">L&#39;Adrar constitue le plus septentrionnal des &eacute;mirats maures, il s&#39;&eacute;tend du fleuve S&eacute;n&eacute;gal, jusqu&#39;aux fronti&egrave;res actuelles du Maroc et de l&#39;Alg&eacute;rie. Les r&eacute;gions nord de la Mauritanie actuelle &eacute;taient occup&eacute;es par des tribus de grands nomades chameliers, autonomes politiquement (Rgeyb&acirc;t, Awl&eacute;d Dl&euml;m). L&#39;&eacute;mirat de l&#39;Adrar est situ&eacute; en zone saharienne tr&egrave;s s&egrave;che (en moyenne moins de 100 mm) et chaude (maximum 35&deg; 7, minimum 20&deg; 6 &agrave; &Agrave;t&acirc;r). Historiquement deux zones g&eacute;ographiques sont importantes : les plateaux de l&#39;Adrar constitu&eacute;s de c&ocirc;tes gr&eacute;seuses isolant des d&eacute;pressions drain&eacute;es par des r&eacute;seaux hydrographiques complexes permettant la culture des palmiers, les ergs (massifs dunaires tels Amaqteyr Awar&agrave;n, Aks&acirc;r, &Agrave;zef&agrave;l) et ragg (plaines caillouteuses ou sablonneuses tels Ams&acirc;ga, Tijirit, T&icirc;ris) aux p&acirc;turages rares et temporaires, surtout utilisables par les chameaux. Les Sm&acirc;s&icirc;d constituent l&#39;une des grandes tribus de l&#39;Adrar mauritanien ; propri&eacute;taires des palmeraies et du qs&acirc;r d&#39;&Agrave;t&acirc;r, religieux, ils paient une redevance annuelle (gaver) &agrave; l&#39;&eacute;mir de l&#39;Adrar. Les Ideyselli avaient toujours contest&eacute;, parfois efficacement, allant jusqu&#39;&agrave; partir en dissidence (&agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle au Tag&acirc;net), les redevances qu&#39;ils devaient &agrave; l&#39;&eacute;mirat (en moyenne un gaver d&#39;un chameau par fraction et la r&eacute;colte de dix palmiers, une hurma de deux moutons par tentes et de cent mud des produits de la r&eacute;colte, en outre des dattes pour certaines tentes).<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source BONTE P. 1984.<\/strong> <strong>L&#39;&eacute;mirat de l&#39;Adrar.<\/strong> In: Journal des africanistes. 1984, tome 54 fascicule 2. pp. 5-30. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/web\/revues\/home\/prescript\/article\/jafr_0399-0346_1984_num_54_2_2066\" target=\"_blank\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>PALMERAIES DE CUEILLETTE ET PLANTEURS DE PALMIERS<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Cette r&eacute;gion pr&eacute;sente aux XVIe et XVIIe si&egrave;cles (et dans le sud jusqu&#39;au d&eacute;but du XIXe) des traits d&#39;&laquo;archa&iuml;sme&raquo; accentu&eacute;s. Elle est occup&eacute;e en partie par des Noirs (qui terminent &agrave; cette &eacute;poque leurs migrations vers la vall&eacute;e du Fleuve S&eacute;n&eacute;gal), en partie par des &laquo;bafours&raquo;, sans doute descendants d&#39;un peuplement berb&egrave;re plus ancien. Cette population est tr&egrave;s dispers&eacute;e. Elle ne plante pas de palmiers, quoiqu&#39;elle pratique la cueillette de palmiers &laquo;sauvages&raquo; non plant&eacute;s par rejets mais par le noyau et poussant dans des endroits o&ugrave; la nappe est proche. Elle pratique par contre des cultures irrigu&eacute;es &agrave; partir des sources nombreuses sur le rebord du plateau. La chasse et la cueillette sont aussi sans doute tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;es. Un point cependant peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme acquis : il ne s&#39;agit pas de populations pratiquant l&#39;Islam sunnite tr&egrave;s orthodoxe, qui existe d&eacute;j&agrave; ailleurs en Mauritanie, sous l&#39;influence des K&ucirc;nta en particulier qui sont solidement implant&eacute;s &agrave; Wad&acirc;n. S&#39;agit-il de non-musulmans ou, ce qui est plus plausible d&#39;une autre forme d&#39;Islam? Quoi qu&#39;il en soit, cette r&eacute;gion est occup&eacute;e, &agrave; partir du XVII&deg; si&egrave;cle, par des groupes en provenance de Sing&egrave;t&iuml;, les Sm&acirc;s&iuml;d, qui vont diffuser la voie q&agrave;diriyya, cr&eacute;er de nouveaux qs&ugrave;r (At&acirc;r, Awjeft), r&eacute;pandre la plantation des palmiers. Les dKelli, tribu nombreuse de planteurs de palmiers, cultivateurs de gr&acirc;yr (terrains de d&eacute;crue cultiv&eacute;s) et petits &eacute;leveurs, exercent une h&eacute;g&eacute;monie politique locale. &Agrave; ce mode de vie commun &agrave; tous les habitants du plateau s&#39;oppose la sp&eacute;cialisation chameli&egrave;re des tribus qui parcourent les grands ergs et ragg. Ces tribus sont de plus en plus domin&eacute;es par les hass&agrave;n d&#39;origine arabe qui contr&ocirc;lent les p&acirc;turages du Nord (Tiris) depuis le XVe si&egrave;cle et se sont r&eacute;pandus dans les grands espaces qui s&#39;&eacute;tendent jusqu&#39;aux rives du S&eacute;n&eacute;gal. La pr&eacute;sence de l&rsquo;amir est symbolis&eacute;e par la \/je\/\/a,campement &eacute;miral qui peut, lorsque le p&acirc;turage est favorable, regrouper quelques centaines de tentes et qui fonctionne comme une petite &laquo; capitale &raquo; nomade. Peu avant l&#39;&eacute;poque importante de la getna (r&eacute;colte des dattes en juillet-ao&ucirc;t), l&rsquo;amir s&#39;installe dans wed el cabiod et wed segel&icirc;l, en particulier &agrave; H&acirc;md&ucirc;n, &agrave; l&#39;entr&eacute;e des gorges qui commandent les passes de l&#39;Adrar; parfois &agrave; At&agrave;r m&ecirc;me, o&ugrave; se trouvent les zn&acirc;ga cultivateurs et planteurs de palmiers, Teyzega, aux d&eacute;pens desquels la hella vit pendant les deux mois de getna.<strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source BONTE P. 1981.<\/strong> <strong>La constitution de l&#39;&Eacute;mirat de l&#39;Adrar. Quelques hypoth&egrave;ses provisoires.<\/strong> In: Revue de l&#39;Occident musulman et de la M&eacute;diterran&eacute;e, N&deg;32, 1981. pp. 37-51. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/web\/revues\/home\/prescript\/article\/remmm_0035-1474_1981_num_32_1_1918\" target=\"_blank\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>PALMERAIES DE CUEILETTE ET NOMADISME<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Les dattes jouent un r&ocirc;le fondamental dans la soci&eacute;t&eacute; et l&rsquo;&eacute;conomie du Borkou. Elles constituent la production v&eacute;g&eacute;tale la plus importante &#8211; aussi bien par le nombre de palmiers que par les quantit&eacute;s produites &#8211; de la d&eacute;pression du Borkou, qui s&rsquo;&eacute;tend sur environ 100 km. D&rsquo;apr&egrave;s PRET (1990), on y compte environ 1 300 000 dattiers qui repr&eacute;sentent les deux tiers de l&rsquo;effectif total du pays. Pr&egrave;s de 90 % des palmeraies du Borkou appartiennent en majorit&eacute; &agrave; des &eacute;leveurs qui n&rsquo;y r&eacute;sident qu&rsquo;&agrave; la r&eacute;colte des dattes en juillet-ao&ucirc;t. Le reste de l&rsquo;ann&eacute;e, ils conduisent leurs troupeaux &agrave; la recherche de p&acirc;turages ou participent au commerce caravanier. L&rsquo;entretien des palmiers n&rsquo;est donc assur&eacute; que pendant une courte p&eacute;riode, ce qui a pour cons&eacute;quence de faibles rendements, de l&rsquo;ordre de 5 &agrave; 10 kg par stipe, alors qu&rsquo;un dattier pollinis&eacute; peut atteindre 40 kg. Les dattes sont consomm&eacute;es fra&icirc;ches &agrave; la r&eacute;colte et s&egrave;ches toute l&rsquo;ann&eacute;e, mais seules les Bomow dites &laquo;datte de Faya&raquo; &#8211; terme qui d&eacute;signe la vari&eacute;t&eacute; la plus importante car &laquo; elle repr&eacute;sente 70 % des dattiers de la d&eacute;pression du Borkou ; dans les palmeraies appartenant aux nomades, la proportion s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 80 ou 85 % &raquo; (PRET, 1990 : 20) &#8211; font l&rsquo;objet d&rsquo;une commercialisation importante &agrave; longue distance car elles se conservent bien. Il existe, en r&eacute;alit&eacute;, une compl&eacute;mentarit&eacute; entre les zones saharienne et sah&eacute;lienne qui s&rsquo;exprime par un syst&egrave;me d&rsquo;&eacute;change. Celui-ci met en relation des populations en majeure partie arabes, qui viennent chaque ann&eacute;e chercher des dattes, du sel et du natron dans le Borkou, et y apportent des c&eacute;r&eacute;ales, des condiments, du th&eacute;, du sucre, etc. A l&rsquo;exception de ces groupes d&rsquo;&eacute;leveurs venant acheter chaque ann&eacute;e du sel et des dattes et vendre des c&eacute;r&eacute;ales, le peuplement arabe du Borkou &eacute;tait, dans les ann&eacute;es 1960, compos&eacute; principalement (pour un tiers de la population) de familles de commer&ccedil;ants originaires de Cyr&eacute;na&iuml;que (Libye), des individus dirigeant des r&eacute;seaux marchands constitu&eacute;s de longue date, sur un espace &eacute;conomique international, dans lequel ils ont des parents et des alli&eacute;s.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source: ARDITI C. 1995. Le commerce des dattes du Borkou (Tchad)<\/strong>. In: Cah. Sci. hum. 31 (4) 1995: 849-882. Link: <a href=\"http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/exl-doc\/pleins_textes\/pleins_textes_4\/sci_hum\/010004315.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/horizon.documentation.ird.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>MEDINE ET LES PALMIERS DE L&rsquo;AIR<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Les diff&eacute;rentes vari&eacute;t&eacute;s de dattiers sont innombrables, mais les habitants d&rsquo;In Gall font une distinction fondamentale entre les dattiers El Medina et Tombay. El Medina est la vari&eacute;t&eacute; rapport&eacute;e de M&eacute;dine par les Isheriffen fondateurs d&rsquo;In Gall. On les trouve exclusivement &agrave; In Gall ou dans quelques rares points de la vall&eacute;e de Telwa (Alars&egrave;s), oh ont &eacute;t&eacute; apport&eacute;s quelques rejets &agrave; une date r&eacute;cente. Par rapport &agrave; la vari&eacute;t&eacute; Tombay le dattier d&rsquo;El Medina a les palmes plus courtes, des &eacute;pines plus fines sur les nervures des palmes, et surtout des fruits au noyau plus petit et &agrave; la chair plus abondante. Ce sont les dattes les plus appr&eacute;ci&eacute;es, &agrave; la chair molle et sucr&eacute;e. On peut en manger &agrave; sati&eacute;t&eacute; sans risques de coliques ou d&rsquo;indigestion. Mais elles se conservent mal, et doivent &ecirc;tre consomm&eacute;es au plus tard deux mois apr&egrave;s la r&eacute;colte. Tombay par contre, recouvre une infinit&eacute; de sous-vari&eacute;t&eacute;s, portant chacune un nom diff&eacute;rent. Elles seraient, en g&eacute;n&eacute;ral, originaires d&rsquo;Afrique du Nord. Signalons cependant que les habitans d&rsquo;In Gall pr&eacute;tendent que les Tombay de leur palmeraie viennent elles aussi de M&eacute;dine, plant&eacute;es par les premiers occupants. On nous a cit&eacute; plus de dix noms (1) diff&eacute;rents distinguant les dattes par la forme, la taille ou la couleur. Un rapport de 1958 en cite 21. A In Gall, la fondation de la ville est li&eacute;e &agrave; celle de la palmeraie. Elle est attribu&eacute;e &agrave; des Isheriffen clairs, venus de La Mecque, accompagn&eacute;s d&rsquo;hommes noirs au statut social d&rsquo;affranchis, les Isawaghen (deux Isheriffen et deux Isawaghen, ou quatre Isheriffen et &ldquo;un certain nombre&rdquo; d&rsquo;Isawaghen, selon les informateurs). Ces Isheriffen avaient apport&eacute; avec eux de M&eacute;dine des rejets de dattiers ; ils parcoururent le pays en creusant des trous : si la terre retir&eacute;e ne comblait pas le trou, ils poursuivaient leur route. Ils all&egrave;rent ainsi de trou en trou, jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;actuel emplacement d&rsquo;In Gall, et I&agrave;, le trou combl&eacute;, il leur resta de la tepe en exc&eacute;dent. Ils plant&egrave;rent donc les rejets de palmiers dans cette terre consid&eacute;r&eacute;e, par ce test, comme fertile.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source: BERNUS E. 1972. Les palmeraies de l&#39;A&iuml;r.<\/strong> In: Revue de l&#39;Occident musulman et de la M&eacute;diterran&eacute;e, N&deg;11, 1972, France, Aix-en-Provence, pp38-50. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/articleAsPDF\/remmm_0035-1474_1972_num_11_1_1131\/article_remmm_0035-1474_1972_num_11_1_1131.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>PALMERAIES NATURELLES ET OASIS<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Si l&#39;existence &lt;&lt;d&#39;oasis sah&eacute;liennes,, n&#39;est attest&eacute;e que par ces quelques exemples, il n&#39;en est pas de m&ecirc;me du palmier, lui, beaucoup plus r&eacute;pandu. Le Sahel n&#39;a donc &eacute;t&eacute; qu&#39;effleur&eacute; par les implantations de palmeraies et d&#39;oasis. Pourquoi ? Un argument de nature agro-bcologique : le palmier peut certes pousser dans une bonne partie du Sahel &#8211; et il y a effectivement &eacute;t&eacute; implant&eacute;. Pour autant, il n&#39;est pas certain qu&#39;il soit apparu, notamment aux p&eacute;riodes plus humides qui lui &eacute;taient d&eacute;favorables, comme la meilleure utilisation du potentiel agricole. De plus, exigeant une s&eacute;dentarit&eacute; pouss&eacute;e, le palmier s&#39;est tr&egrave;s probablement av&eacute;r&eacute; peu compatible avec certaines formes de pastoralisme et avec une agriculture itin&eacute;rante de type sah&eacute;lo-soudanien. Un autre argument, peut &ecirc;tre plus d&eacute;cisif, d&#39;ordre culturel : le palmier, l&#39;oasis, les techniques qui y sont associ&eacute;es, appartiennent sans nul doute &agrave; une tradition culturelle originaire du Nord. C&#39;est d&#39;ailleurs par une sorte de contagion culturelle que l&#39;oasis et le palmier se sont diffus&eacute;s vers le Sud. Ces mod&egrave;les techniques, en revanche, n&#39;appartiennent pas &agrave; latradition culturelle des populations touareg, songha&iuml;, haoussa ou peuhl. La datte elle m&ecirc;me n&#39;est devenue que tr&egrave;s r&eacute;cemment une composante de l&#39;alimentation dans le Sahel. II est ainsi significatif que les songha&iuml; aient compl&egrave;tement d&eacute;laiss&eacute; les palmeraies cr&eacute;&eacute;es par les marocains, au XVleme si&egrave;cle, sur les bords du Niger. Un troisi&egrave;me argument fourni par le contexte Bconomique et politique : dans les zones sahariennes, l&#39;approvisionnement en daites constituait une composante essentielle des strat&eacute;gies des soci&eacute;t&eacute;s pastorales et ceci explique largement les dominations que celles-ci exer&ccedil;aient sur les oasis. Les soci&eacute;t&eacute;s pastorales du Sahel -plus particuli&egrave;rement les soci&eacute;t&eacute;s maures, touareg, daza, arabes du Tchad et du Soudan &#8211; d&eacute;pendaient, elles, d&#39;un approvisionnement en grains qui s&#39;effectuait traditionnellement aupr&egrave;s d&#39;agriculteurs sah&eacute;liens, plus ou moins asservis, le plus souvent par des pr&eacute;l&egrave;vements tributaires. Elles n&#39;avaient donc aucun besoin d&#39;une base &eacute;conomique de type oasien. Reste enfin, le facteur s&eacute;curit&eacute;: un arbre se coupe facilement et en p&eacute;riode d&#39;ins&eacute;curit&eacute;, de luttes tribales, il est difficile &agrave; prot&eacute;ger &#8211; sauf avec la garantie de guerriers nomades.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: Lazarev G. 1990. L&#39;oasis une r&eacute;ponse &agrave; la crise des pastoralismes dans le Sahel?.<\/strong> In: Montpellier (FRA)&nbsp; CIHEAM-IAMM, 1990.-n.11, p.77-90. Link: <a href=\"http:\/\/cahiers-recherche-developpement.cirad.fr\/cd\/CRD_22_69-82.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/cahiers-recherche-developpement.cirad.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>OASIS DE L&rsquo;AIR NIGER <\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Le massif des Bagzans, l&#39;un des plus vastes parmi les hauts massifs de l&#39;A&iuml;r, pr&eacute;sente un milieu montagnard original tant par son relief que par son climat, ainsi que la pr&eacute;sence d&#39;une dizaine de villages localis&eacute;s dans de hauts bassins entre 1450 et 1700 m&egrave;tres d&rsquo;altitude. Malgr&eacute; l&#39;isolement qui caract&eacute;rise ce massif, on y retrouve les m&ecirc;mes activit&eacute;s traditionnelles que dans le reste de l&#39;A&iuml;r : &eacute;levage et transport caravanier d&#39;une part, jardinage de l&#39;autre. Les jardins se distinguent cependant par leur taille, leur mise en valeur, leurs productions et surtout par le proc&eacute;d&eacute; d&#39;irrigation. Le commerce se fait principalement dans deux directions : vers l&#39;Est, vers Bi&#39;lma, et vers le Sud, vers Zinder, Maradi, ou vers le Nigeria. Ils faut, selon le cas, 40 &agrave; 60 jours pour arriver &agrave; Kano, avec le sel, les dattes et le bl&eacute; des jardins de l&#39;A&iuml;r. Ces jardins sont, au dire des Touaregs, les plus anciens de l&rsquo;Air. Ils se distinguent de ceux du reste du massif par certaines de leurs cultures li&eacute;es au climat assez frais, et surtout par le proc&eacute;d&eacute; d&#39;irrigation. Les productions sont &agrave; peu pr&egrave;s identiques dans tous les Bagzans. Nous pouvons prendre l&#39;exemple du jardin d&#39;Emalaou&eacute;l&eacute; &agrave; 1 480 m, l&#39;un des plus vastes du massif qui poss&egrave;de 600 palmiers-dattiers dont 400 producteurs. Cinquante &agrave; soixante dattiers sont repiqu&eacute;s chaque ann&eacute;e. Ces dattes sont parmi les meilleures de l&#39;A&iuml;r. La r&eacute;colte, qui approche 2 000 kg par an, est vendue &agrave; Kano.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source: MOREL A. 1973. Villages et oasis des Monts Bagzans (Massif de l&#39;Air-Niger). <\/strong>In: Revue de g&eacute;ographie alpine. 1973, Tome 61 N&deg;2. pp. 247-266.<\/span> <span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link: <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/articleAsPDF\/rga_0035-1121_1973_num_61_2_1319\/article_rga_0035-1121_1973_num_61_2_1319.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>OASIS DU TCHAD<\/strong><\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Les principales palmeraies par ordre d&#39;importance sont : <\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Au Borkou : Faya, Yen, Yarda, Bedo, Kirdimi, Tiggui. Gourdigr&eacute;, Gouring, Gouro, Goumeur. <\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Dans l&rsquo;Ennedi : Ounianga K&eacute;bir, Ounianga S&eacute;rir. <\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Au Tibesti : Barda&iuml;, Aouzou, Zoumeri, Y&eacute;bbi, Gu&eacute;zenti, Dohone. <\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">II existe un nombre assez important de vari&eacute;t&eacute;s de Dattiers au Borkou-Ennedi mais nous ne mentionnerons, dans cette &eacute;tude, que les principales soit au point de vue &laquo; production &raquo; soit au point de vue &laquo; qualit&eacute; &raquo;, soir par ordre d&#39;importance&nbsp;:<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Bournou. Vari&eacute;t&eacute; tr&egrave;s productive et la plus cultiv&eacute;e, assez grande, de couleur brune, convient parfaitement comme datte d&#39;exportation &eacute;tant s&eacute;ch&eacute;e.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Martchanndo. Datte consomm&eacute;e fra&icirc;che ou plac&eacute;e en peaux de boucs pour &ecirc;tre conserv&eacute;e ; on en confectionne &eacute;galement des g&acirc;teaux qui se conservent fort longtemps.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Ouassendo. D&#39;une couleur violet-lie de vin avant maturit&eacute;; elle est, apr&egrave;s la Bournou, la plus productive ; propre au commerce &eacute;tant s&eacute;ch&eacute;e.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Kougoudou : (gorane) Bay out (arabe). C&#39;est la plus pr&eacute;coce, elle permet aux indig&egrave;nes de faire la soudure car, &agrave; cette &eacute;poque, le Bl&eacute; qui reste de la r&eacute;colte faite en avril, est rare. Ces dattes obtiennent des prix tr&egrave;s r&eacute;mun&eacute;rateurs sur le march&eacute; ; elles ont la partie attenante au p&eacute;doncule d&#39;un blanc jaun&acirc;tre.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Anaga (gorane) Naga (arabe). Datte pr&eacute;coce et tr&egrave;s go&ucirc;t&eacute;e, de grande taille, allong&eacute;e, noyau mince ; elle est d&#39;une couleur marron g&eacute;latineux, tr&egrave;s sucr&eacute;e et riche en sirop.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">*Arb&eacute;b&eacute;. Moins color&eacute;e que les pr&eacute;c&eacute;dentes, tr&egrave;s productive, se consomme surtout fra&icirc;che, c&#39;est la datte d&#39;arri&egrave;re-saison, grande et de forme allong&eacute;e.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Ko&#39;idou. Tr&egrave;s brune et grande, se consomme surtout en peaux de boucs ; productive.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: TARRIEUX J. 1930. Contribution &agrave; l&#39;&eacute;tude du Dattier au Borkou-Ennedi et au Tibesti<\/strong>. In: Revue de botanique appliqu&eacute;e et d&#39;agriculture coloniale. 10e ann&eacute;e, bulletin n&deg;112, d&eacute;cembre 1930. pp. 922-926.<\/span> <span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/web\/revues\/home\/prescript\/article\/jatba_0370-3681_1930_num_10_112_4927\" target=\"_blank\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color:#008000;\"><strong><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">OASIS DU BORKOU (TCHAD)<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">L&#39;interd&eacute;pendance est &eacute;troite au Borkou (Nord du Tchad) entre la vaste palmeraie et ses habitants : l&#39;existence, l&#39;aspect de la palmeraie et les vari&eacute;t&eacute;s plant&eacute;es sont fruits de l&#39;intervention de l&#39;homme, et la vie humaine en retour n&#39;est possible en ces lieux d&eacute;sertiques que gr&acirc;ce &agrave; la pr&eacute;sence des dattiers. Ils prot&egrave;gent les habitants et leurs jardins de la chaleur intense du soleil et de la violence des vents (palissades de palmes). Les dattes sont la principale richesse et la denr&eacute;e d&#39;&eacute;change essentielle, et tous les composants du palmier sont mis &agrave; profit pour des usages vari&eacute;s, en particulier dans l&#39;habitat. Quant aux droits sur les palmiers et sur leurs r&eacute;coltes, ils sont caract&eacute;ristiques du monde daza dont le Borkou fait partie.<\/span><\/span><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong> <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source&nbsp;: BAROIN C., PRET P.-F. 1993. Le palmier du Borkou v&eacute;g&eacute;tal social total.<\/strong> In&nbsp;: Journal des africanistes, Ann&eacute;e 1993, Volume 63, Num&eacute;ro 1 p. 5 -20.<\/span> <span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Link: <a href=\"http:\/\/www.baroin-catherine.com\/app\/download\/3620781552\/1997+Le+palmier+du+Borkou.pdf?t=1300195191\" target=\"_blank\">http:\/\/www.baroin-catherine.com\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<p>{tab=ROCK ART}<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Les gravures rupestres r&eacute;parties dans l&rsquo;ensemble du Sahara repr&eacute;sentent une source majeure pour la connaissance de l&rsquo;histoire de ces civilisations. Trois chercheurs sp&eacute;cialistes de l&rsquo;art rupestre saharien (LHOTE<\/strong><strong>, <\/strong><strong>CAMPS<\/strong><strong> et <\/strong><strong>SOUVILLE<\/strong><strong>),<\/strong><strong> ont propos&eacute; en 1989 une premi&egrave;re typologie des gravures recens&eacute;es depuis plus d&rsquo;un si&egrave;cle dans ces r&eacute;gions&nbsp;:<\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>*P&eacute;riode bubaline ou du buffle antique <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>*P&eacute;riode des T&ecirc;tes rondes<\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>*P&eacute;riode bovidienne ou des pasteurs <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>*Caballin (&Eacute;quidien) ou p&eacute;riode caballine <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>*Camelin ou p&eacute;riode cameline <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source. LHOTE<\/strong> <strong>H.,<\/strong> <strong>CAMPS<\/strong> <strong>G.<\/strong><strong>, <\/strong><strong>SOUVILLE<\/strong> <strong>G.<\/strong>&nbsp;<strong>1989. <\/strong><strong>Art rupestre<\/strong>.&nbsp;In Encyclop&eacute;die berb&egrave;re, 6, Antilopes-Arzuges, Aix-en-Provence, Edisud, 1989, pp.&nbsp;918-939. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/pdf\/2599\">http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Chronologie socio-culturelle des gravures rupestres du Mali depuis le V&deg; mill&eacute;naire<\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">L&rsquo;analyse des th&egrave;mes, des styles et des superpositions dans les gravures&nbsp; rupestres&nbsp; de&nbsp; l&rsquo;Adrar&nbsp; des&nbsp; Iforas&nbsp; a permis la&nbsp; reconnaissance de 3 p&eacute;riodes:&nbsp;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">a)&nbsp; une&nbsp; &eacute;poque ancienne&nbsp; au&nbsp; cours&nbsp; de&nbsp; laquelle&nbsp; <u>l&rsquo;&eacute;levage&nbsp; des&nbsp; taurins<\/u>&nbsp; &eacute;tait&nbsp; pratiqu&eacute;&nbsp; et&nbsp; la&nbsp; pluviosit&eacute; suffisante&nbsp; pour&nbsp; la&nbsp; survie&nbsp; de&nbsp; la&nbsp; grande&nbsp; faune&nbsp; sauvage;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">b)&nbsp; une&nbsp; &eacute;poque&nbsp; remontant aux deux derniers mill&eacute;naires av. J.-C. caract&eacute;ris&eacute;e par la transmission d&rsquo;id&eacute;es et de biens&nbsp; de&nbsp; prestige&nbsp; sur&nbsp; de&nbsp; longues&nbsp; distances&nbsp; et&nbsp; par&nbsp; une&nbsp; accentuation&nbsp; des&nbsp; in&eacute;galit&eacute;s sociales;<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">c) une &eacute;poque t&eacute;moignant de la mise en place vers le ve&nbsp; si&egrave;cle apr. J.-C. d&rsquo;une&nbsp; soci&eacute;t&eacute;&nbsp; aristocratique&nbsp; d&rsquo;<u>&eacute;leveurs&nbsp; de&nbsp; chevaux&nbsp; et&nbsp; de&nbsp; dromadaires&nbsp; <\/u>dont&nbsp; descendent les Touaregs.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source. DUPUY Christian 2012 Trois &eacute;poques de gravure rupestre en Adrar des Iforas (Mali). <\/strong>International Colloquium The Signs of Which Times? Chronological and Palaeoenvironmental Issues in the Rock Art of Northern Africa. Royal Academy for Overseas Sciences. Brussels, 3-5 June, 2010, pp. 47-69<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Les gravures naturalistes du Mali (VI&deg;-IV&deg; mill&eacute;naire BC) <\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Les premi&egrave;res mentions de la pr&eacute;sence de gravures rupestres dans l&rsquo;Adrar des Iforas, massif granitique de faible altitude situ&eacute; dans le sud du Sahara sur le territoire du Mali, remontent &agrave; 1908. Six vall&eacute;es successives du versant nord occidental sont prospect&eacute;es. Quarante deux sites recelant au total plus de huit mille motifs sont r&eacute;pertori&eacute;s. Des gravures rupestres semblables &agrave; de multiples &eacute;gards &agrave; celles de l&rsquo;Adrar des Iforas ont &eacute;t&eacute; relev&eacute;es dans les Messak Mellet et Settafet, la Tassili-n-Ajjer, l&rsquo;Aramat, la Tadrart, l&rsquo;Ahaggar, le Djado et le versant occidental du Tibesti. Les affinit&eacute;s stylistiques et th&eacute;matiques qui s&rsquo;&eacute;tablissent entre les gravures naturalistes du Sahara sont suffisamment nombreuses pour t&eacute;moigner de l&rsquo;existence d&rsquo;une communaut&eacute; d&rsquo;&eacute;leveurs dont l&rsquo;une des traditions consistait &agrave; exprimer certaines de ses pr&eacute;occupations &agrave; travers des actions de gravure rupestre. Les donn&eacute;es issues des fouilles arch&eacute;ologiques situent dans le VIe mill&eacute;naire av. J.-C. l&#39;apparition des taurins, des ch&egrave;vres et des moutons au Sahara. Les premi&egrave;res repr&eacute;sentations de ces animaux domestiques aux c&ocirc;t&eacute;s d&#39;animaux sauvages et d&rsquo;humains ne peuvent, par cons&eacute;quent, remonter au-del&agrave; de cette &eacute;poque. On sait, d&#39;autre part, que l&#39;aridit&eacute; est all&eacute;e en s&rsquo;intensifiant dans le Sahara libyco-&eacute;gyptien &agrave; partir du VIIe mill&eacute;naire av. J.-C. A l&#39;aube du IIIe mill&eacute;naire av. J.-C., l&rsquo;aridit&eacute; &eacute;tait &agrave; tel point marqu&eacute;e au nord du 24e parall&egrave;le que les esp&egrave;ces les plus exigeantes en eau, telles que les hippopotames et les rhinoc&eacute;ros blancs que l&#39;on retrouve grav&eacute;es dans les Messak Mellet et Settafet et dans la Tassili-n-Ajjer, ne pouvaient y survivre. La r&eacute;alisation de ces figures est donc tr&egrave;s probablement ant&eacute;rieure &agrave; cette &eacute;poque. Ces indications chronologiques invitent ainsi &agrave; dater l&rsquo;art &agrave; gravures naturalistes du Sahara entre le VIe et la fin du IVe mill&eacute;naires av. J.-C.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source. DUPUY C 2007. Sous Zone 3. Mali. Les gravures rupestres de l&rsquo;Adrar des Iforas.<\/strong> In ICOMOS, Paris&nbsp;: 53-70. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.icomos.org\/studies\/rockart-sahara-northafrica\/08sous-zone3.pdf\">http:\/\/www.icomos.org\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>L&rsquo;existence d&rsquo;interactions &agrave; grande distance &agrave; travers le Sahara du IIe mill&eacute;naire BC<\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Les repr&eacute;sentations de chars, de b&oelig;ufs &agrave; bosse et de motifs complexes plaident en ce sens. La pr&eacute;sence de ces gravures &ocirc; combien particuli&egrave;res&nbsp; de&nbsp; part&nbsp; et&nbsp; d&rsquo;autre&nbsp; de&nbsp; la&nbsp; M&eacute;diterran&eacute;e&nbsp; ne&nbsp; peut s&rsquo;expliquer&nbsp; que&nbsp; par&nbsp; des&nbsp; relations&nbsp; intercontinentales.&nbsp; Reste &agrave;&nbsp; saisir&nbsp; les&nbsp; modalit&eacute;s&nbsp; de&nbsp; ces&nbsp; transmissions&nbsp; :&nbsp; diffusion&nbsp; par contacts&nbsp; entre&nbsp; communaut&eacute;s&nbsp; voisines,&nbsp; mobilit&eacute;&nbsp; g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e par l&rsquo;aridit&eacute; du Sahara, d&eacute;placements de groupes de pasteurs nomades&nbsp; ou&nbsp; de&nbsp; quelques&nbsp; individus&nbsp; &ndash;&nbsp; colporteurs,&nbsp; pr&eacute;dicateurs, explorateurs&hellip;<\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source. DUPUY C. 2010. Les\u202f apports\u202f arch&eacute;ologiques\u202f des\u202f gravures\u202f rupestres \u202fde \u202fl&rsquo;A&iuml;r\u202f (Niger)\u202fet\u202fde\u202fl&rsquo;Adrar\u202fdes\u202fIforas\u202f(Mali). <\/strong>In: Les Nouvelles de l&rsquo;arch&eacute;ologie N&deg;120-121, Septembre 2010, pp 29-38.<\/span><\/span><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Les chars dans l&rsquo;art rupestre saharien d&egrave;s le XII s BC<\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Avant d&rsquo;&ecirc;tre cavaliers, les anc&ecirc;tres des Berb&egrave;res furent de non moins c&eacute;l&egrave;bres conducteurs de chars. Pour cette p&eacute;riode fort ancienne, rares sont les allusions litt&eacute;raires mais elles sont pr&eacute;cises et bien document&eacute;es. La premi&egrave;re et la principale mention concerne les Libyens orientaux&nbsp;: nous savons gr&acirc;ce aux bulletins de victoire de Rams&egrave;s III que les Mashaouash, d&egrave;s le XIIe si&egrave;cle av. J.-C. et sans doute bien avant, poss&eacute;daient des chars attel&eacute;s &agrave; des chevaux&nbsp;; il devait en &ecirc;tre de m&ecirc;me pour leurs voisins. Au Ve si&egrave;cle, H&eacute;rodote parlant des Garamantes dit qu&rsquo;ils faisaient la chasse aux &Eacute;thiopiens troglodytes sur des chars &agrave; quatre chevaux (IV, 183). Mais les Garamantes ne sont pas les seuls Libyens conducteurs de chars, H&eacute;rodote nous apprend que ce v&eacute;hicule &eacute;tait connu des Asbytes voisins de Cyr&egrave;ne, des Machlyes et des Auses riverains du lac Tritonis et des Zau&egrave;kes du Sahel tunisien dont les chars de combat &eacute;taient conduits par les femmes (IV, 189). Des Asbytes, qui sont tr&egrave;s vraisemblablement des Isabaten que les Touaregs consid&egrave;rent comme les premiers occupants du Hoggar et du Tassili n&rsquo;Ajjer, H&eacute;rodote dit qu&rsquo;ils sont, de tous les Libyens, les plus habiles &agrave; conduire des quadriges. Cette habilet&eacute; &eacute;tait largement partag&eacute;e puisque H&eacute;rodote dit express&eacute;ment que &laquo;&nbsp;c&rsquo;est des Libyens que les Grecs ont appris &agrave; atteler &agrave; quatre chevaux&nbsp;&raquo; (IV, 189).<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source. CAMPS G 1993. Chars (art rupestre),<\/strong>&nbsp;in&nbsp;Encyclop&eacute;die berb&egrave;re, 12 | Capsa &ndash; Cheval, Aix-en-Provence, Edisud, 1993, p. 1877-1892. Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/2108\">http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/2108<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Les repr&eacute;sentations antiques de chars au Mali et au Niger<\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">D&egrave;s leur premi&egrave;re d&eacute;couverte &agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle, les gravures et les inscriptions rupestres de l&#39;Adrar des Iforas et de l&#39;A&iuml;r ont conduit nombre d&#39;auteurs &agrave; soutenir la th&egrave;se d&#39;une lointaine pr&eacute;sence berb&egrave;re dans le nord du Niger et du Mali ; les plus anciens t&eacute;moins indirects de cette pr&eacute;sence &eacute;tant les repr&eacute;sentations de char r&eacute;alis&eacute;es au cours des quinze derniers si&egrave;cles avant l&#39;&egrave;re chr&eacute;tienne. Cette th&egrave;se pose aujourd&#39;hui probl&egrave;me. La comparaison des expressions rupestres dans ces massifs avec celles de l&#39;&eacute;poque des chars connues par ailleurs sur le quart nord-ouest du continent africain et la prise en compte de la r&eacute;partition, de l&#39;&eacute;tendue, de l&#39;&acirc;ge et de la nature des sites arch&eacute;ologiques actuellement recens&eacute;s au Sahara et au Sahel, imposent plut&ocirc;t l&#39;id&eacute;e d&#39;un peuplement &agrave; composantes sociologiques multiples au sein duquel se d&eacute;velopp&egrave;rent des aristocraties guerri&egrave;res dont le poids alla grandissant durant le dernier mill&eacute;naire avant l&#39;&egrave;re chr&eacute;tienne. Puis aux alentours du Ve si&egrave;cle apr. J.-C., alors que le dromadaire commence &agrave; &ecirc;tre utilis&eacute; comme monture par des guerriers, l&#39;art rupestre de l&#39;Adrar des Iforas et de l&#39;A&iuml;r attestent l&#39;av&egrave;nement de nouvelles traditions culturelles affili&eacute;es &agrave; celles des Touaregs, locuteurs d&#39;une langue berb&egrave;re. D&egrave;s lors ces massifs int&egrave;grent le domaine berb&egrave;re.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source. DUPUY Christian 2010. Quel peuplement dans l&#39;Adrar des Iforas (Mali) et dans l&#39;A&iuml;r (Niger) depuis l&#39;apparition des chars ?<\/strong> Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/hal-paris1.archives-ouvertes.fr\/docs\/00\/62\/45\/42\/PDF\/SERPE_60_Dupuy_2011_.pdf\">http:\/\/hal-paris1.archives-ouvertes.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Le chameau et les routes caravani&egrave;res<\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">L&#39;introduction tr&egrave;s r&eacute;cente,&nbsp; le&nbsp; chameau&nbsp; est venu&nbsp; tard en Afrique du Nord, au point que sa pr&eacute;sence a sugg&eacute;r&eacute; la division de l&#39;art rupestre&nbsp; saharien en une p&eacute;riode &laquo;pr&eacute;cameline&raquo;&nbsp; n&eacute;olithique et une p&eacute;riode &laquo;cameline&raquo; o&ugrave; d&eacute;bute la protohistoire avec les inscriptions libyco-berb&egrave;res. Le cheval arriva avant le chameau. En fait, le cheval figure sur des gravures rupestres sahariennes plac&eacute;es entre&nbsp; 1500&nbsp; et 1000 avant J.-C.&nbsp; 4.&nbsp; Il y est associ&eacute; aux chars. Le&nbsp; chameau appara&icirc;t vers&nbsp; la fin&nbsp; de&nbsp; la p&eacute;riode&nbsp; du cheval,&nbsp; peu&nbsp; &agrave; peu,&nbsp; sans&nbsp; coupure&nbsp; arch&eacute;ologique.<\/span><\/span><\/div>\n<div><span style=\"font-size:11px;\"><strong><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Source. DEMOUGEOT E. 1960. Le chameau et l&#39;Afrique du Nord romaine.<\/span><\/strong><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"> In: Annales. &Eacute;conomies, Soci&eacute;t&eacute;s, Civilisations. 15e ann&eacute;e, N. 2, 1960. pp. 209-247. Link: <a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/articleAsPDF\/ahess_0395-2649_1960_num_15_2_420632\/article_ahess_0395-2649_1960_num_15_2_420632.pdf\">http:\/\/www.persee.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Burkina Faso&nbsp;: le site de gravures de Tondi&eacute;do (5&deg; s BC)<\/strong><\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:12px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\">Tondi&eacute;do, site d&#39;art rupestre de l&#39;extr&ecirc;me fin de l&#39;&acirc;ge du Fer a permis d&#39;observer la distribution des gravures rupestres qui le caract&eacute;risent. Cet ensemble grav&eacute; d&#39;inspiration libyco-berb&egrave;re &eacute;vidente, a laiss&eacute; percevoir des modalit&eacute;s d&#39;organisation interne originales. Devenu embl&eacute;matique, ce groupement remarquable in&eacute;dit a &eacute;t&eacute; choisi comme mod&egrave;le g&eacute;n&eacute;ral de r&eacute;f&eacute;rence en raison de la clart&eacute; de son dispositif. Ce dernier laisse percevoir une r&eacute;partition ordonn&eacute;e, organis&eacute;e en aur&eacute;ole autour d&#39;un panneau principal implant&eacute; dans un lieu suggestif. Le relev&eacute; syst&eacute;matique et exhaustif permet d&#39;appr&eacute;hender puis de rendre compte de ces dispositions. Des sites voisins confirment le sch&eacute;ma propos&eacute; &agrave; partir de ce site.<\/span><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size:11px;\"><span style=\"font-family: tahoma,geneva,sans-serif;\"><strong>Source. BARBAZZA J, JARRY M 2004. Le site de Tondi&eacute;do &agrave; Markoye (Burkina Faso). Elaboration d&#39;un mod&egrave;le th&eacute;orique pour l&#39;&eacute;tude de l&#39;art rupestre protohistorique du Sahel burkinab&eacute;. <\/strong>In &quot;Sahara, 15 (2004) 83 &ndash; 96<strong>. <\/strong>Link&nbsp;: <a href=\"http:\/\/hal.archives-ouvertes.fr\/docs\/00\/37\/14\/13\/PDF\/Tondiedo_Sahara_15.pdf\">http:\/\/hal.archives-ouvertes.fr\/<\/a><\/span><\/span><\/div>\n<p>{\/tabs}<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Palmiculture et agrosyst\u00e8mes oasiens. CRP 2015. Monographies.\u00a0Ed. en Ligne.\u00a0 Ill. Repr&eacute;sent&eacute; en brun sur cette carte, le Sahel regroupe les territoires du Sud du Sahara&#8230;<\/p>\n<div class=\"more-link-wrapper\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/www.listephoenix.com\/?page_id=6687\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">Sahel<\/span><\/a><\/div>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":2313,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-6687","page","type-page","status-publish","hentry","entry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/6687","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6687"}],"version-history":[{"count":22,"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/6687\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12851,"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/6687\/revisions\/12851"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2313"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.listephoenix.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6687"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}