PARIS 2015 (COP 21)

NEWSLETTER PHOENIX OCTOBRE 2015
Réchauffement climatique, anthropisation et biodiversité
COP 21 PARIS 2015La Conférence Mondiale sur le Climat (COP 21) se tiendra en décembre à Paris. L’évènement sera à nouveau très médiatisé, mais cette médiatisation à outrance ne contribuera pas forcément à éclaircir la compréhension des enjeux (complexes) posés par le réchauffement climatique. C’est au niveau des initiatives citoyennes que peuvent vraiment être relayées les études des climatologues. Cette newsletter vise à apporter une modeste contribution dans ce sens. Elle est dédiée à Jean Christophe Pintaud, botaniste et biologiste, cofondateur de ce site web et infatigable pédagogue récemment décédé. Les 2 principaux terrains de ses recherches sont abordés ici : les régions saharo-saheliennes et andino-amazoniennes, autour d’une synthèse de son mémoire d’Habilitation à Diriger des Recherches publié un mois avant sa mort. Jean-Christophe Pintaud avait en effet participé à la COP 20 de Lima, avec une proposition d’Observatoire des forêts Andino-Amazonien du Pérou exposée ci-dessous. La rubrique Networks rend compte par ailleurs des initiatives citoyennes relatives à la prochaine COP 21, initiatives auxquelles nous participons en collaboration avec divers réseaux régionaux de la Côte d’Azur, région dont Jean-Christophe Pintaud était originaire. Sa dernière publication était justement consacrée au Jardin Expérimental de palmiers de Bordighera, une initiative à laquelle il avait contribué dès l'origine. Vous pourrez la consulter ci-dessous, grâce à l’aimable autorisation de son éditeur l’association Fous de Palmiers, section française de l’International Palm Society, dont Jean Christophe faisait partie depuis sa fondation en tant que membre du Comité Scientifique. Elle est relative à l'inquiétante progression du ravageur des palmiers, Rhynchophorus ferrugineus. C'est dans ce même contexte que nous venons de lancer un appel un appel à soutien pour sauver la palmeraie de Bordighera. Elle a été relayée largement par le Réseau oasien RADDO dans l'ensemble du Maghreb et du Sahel.
 
Bordighera Jardin Expérimental 2011 JC Pintaud
HOMMAGE A JEAN-CHRISTOPHE PINTAUD
Changements climatiques et anthropisation : l’exemple des palmiers
Ill. Jean-Christophe Pintaud dans le Jardin Expérimental Phoenix de Bordighera
La famille des palmiers compte 187 genres et environ 2600 espèces, distribués dans toutes les régions chaudes du monde. Les analyses phylogénétiques conduites dans la famille (incorporant des schémas de datation moléculaire calibrés à l’aide de fossiles), montrent de nettes discontinuités dans l’histoire évolutive de ce groupe de plantes, coïncidant clairement avec des phénomènes climatiques majeurs. (1) des branches courtes profondes, vers 34 MA, indiquant un renouvellement des flores après la glaciation de la charnière Eocène-Oligocène ; (2) le début de la diversification des grands genres de palmiers actuels à 24 MA, après le pic thermique de l’Oligocène supérieur ; (3) une accélération du taux de diversification vers 13-11 MA, durant la phase de refroidissement progressif faisant suite à l’optimum climatique du Miocène moyen (17-15 MA). Elle correspond à des radiations adaptatives dans des milieux mésothermes et xériques marginaux par rapport à l’optimum écologique de la famille en forêt dense tropicale humide. Si les changements climatiques ont eu un impact majeur sur les évolutions des palmiers, plus précisément sur leur diversification, il en va de même de l’intervention humaine en ce qui concerne les palmiers qui ont été domestiquées depuis le néolithique (environ 10000 ans). L’étude de la dynamique génétique des espèces sous régime de domestication [8 espèces recensées – 2 étudiées ici : palmier pêche et palmier dattier] a permis de faire émerger 4 patrons génétiques communs façonnant l’agrobiodiversité, en dépit des grandes différences de nature et de contexte de ces deux domestications : (1) rupture des flux géniques mais maintien de la sympatrie avec les populations sauvages ancestrales au cours de la primo-domestication ; (2) existence de plusieurs centres de domestication indépendants ; (3) restauration ou apparition localisée de flux géniques sauvage/cultivé ou entre pools génétiques cultivés d’origine différente lors de contacts secondaires ; (4) modification du système reproducteur. 
Extraits de : JC PINTAUD 2015. "Phylogénie et diversité génétique des palmiers : de la signature du forçage paléoclimatique et géologique à l'empreinte de l'Homme". Mémoire HDR, Montpellier (IRD). Link: listephoenix.com
 
SOMMAIRE
1. SAHARA
2. AMAZONIE
3. NETWORKS
4. BIBLIOGRAPHIE

1. SAHARA & OASIS
 
ITphenologie_Cycle_floraison*Phoenix dactylifera : Phénologie et changement climatique
Le palmier-dattier, Phoenix dactylifera, présente une diversité génétique exceptionnelle qui se traduit par l’existence d’une grande variation dans le phénotype au niveau phénologique (étalement de la floraison, fruits persistants ou non, etc.). Cette diversité nous a conduit à mettre en place des recherches comparatives visant à la description de son cycle reproducteur, dans le cadre d'un partenariat développé par l'IRD sur l'ensemble de sa zone de distribution. Il s’agit de suivre sur plusieurs sites, répartis le plus largement possible dans le monde, la réponse de l’espèce aux déterminants climatiques majeurs (température, précipitations, humidité atmosphérique, ensoleillement, photopériode) à l’aide d’un protocole standardisé. Les populations choisies seront constituées sur une base génétique large, incluant une vaste gamme de phénotypes individuels (précoces, tardifs, polycycliques, androgynes). La compréhension du rôle de ces facteurs permettra de préciser comment ceux-ci se combinent avec le déterminisme climatique pour produire les profils phénologiques observés.
Extraits de JC PINTAUD 2008 : Projet Phoenix et construction d’un modèle global de la phénologie du palmier dattier. Link : listephoenix
L'un des enjeux de ces recherches concerne le réchauffement du climat et son impact économique pour les régions de production dattière. Il s'agit notamment de savoir si le palmier dattier pourrait être un indicateur fiable de ces mêmes changements. La température, la pluie, le vent et l’humidité ont en effet un impact très marqué sur la floraison, la pollinisation, la nouaison, la maturation et la production de dattes.
Dans cette perspective, le modèle global résultant de l’intégration des données pourra:
– déboucher sur la définition de bio-indicateurs des changements environnementaux,
– supporter la mise en place d'outils de contrôle de la santé des agrosystèmes oasiens en zones arides.
Les sites retenus à ce jour sont les suivants :
DJIBOUTI : ce site sub-saharien représente la limite sud de la culture du palmier dattier.
GABES : bien que située au cœur des régions phénicicoles de Tunise, il s’agit d’une palmeraie marginale du fait de sa proximité avec la mer.
TOZEUR : toujours en Tunisie, mais en zone saharienne, le site représente un exemple parfait de référent oasien.
SANREMO & BORDIGHERA: ce site italien représente la limite nord de la culture du palmier dattier.
SOUTH & NORTH AMERICA : une recherche dans ces zones d’introduction récente est en cours.
 
Logo RADDO*OASIS : une réponse au réchauffement climatique
Le RADDO est un réseau qui fédère les oasis du Maghreb et du Sahel. les problèmes posés par les changements climatiques font l'objet de sa plus grande attention.
Les oasis se trouvent pour l’essentiel en Afrique du Nord et au Moyen Orient, et plus marginalement en Asie, en Australie et en Amérique. Leur répartition concerne les zones arides, lesquelles représentent près d'un tiers de la planète. La majorité d'entre elles sont caractérisées par la présence du palmier dattier, Phoenix dactylifera, et par la rareté des ressources en eau. Les oasis se caractérisent par une grande biodiversité, due à la présence de nombreuses cultures associées, notamment dans les palmeraies où l'on recense jusqu'à trois étages de végétation. Les oasis sont très souvent par ailleurs, des escales situées sur les grands itinéraires commerciaux qui ont mis en contact les civilisations depuis l'Antiquité, comme les routes caravanières du Sahara reliant la Méditerranée et l'Afrique, ou la Route de la Soie entre l'Europe et l'Asie. Elles sont aussi une réponse au réchauffement climatique qui remonte au néolithique, époque où les régions sahariennes sont devenues des régions désertiques.
Extraits de : BAROIN C., PRET P.-F. 1993. Le palmier du Borkou végétal social total. In : Journal des africanistes, Année 1993, Volume 63, Numéro 1 p. 5 -20. Link : baroin-catherine
L'interdépendance est étroite au Borkou (Nord du Tchad) entre la vaste palmeraie et ses habitants : l'existence, l'aspect de la palmeraie et les variétés plantées sont fruits de l'intervention de l'homme, et la vie humaine en retour n'est possible en ces lieux désertiques que grâce à la présence des dattiers. Ils protègent les habitants et leurs jardins de la chaleur intense du soleil et de la violence des vents (palissades de palmes). Les dattes sont la principale richesse et la denrée d’échanges essentiels, et tous les composants du palmier sont mis à profit pour des usages variés, en particulier dans l'habitat. Quant aux droits sur les palmiers et sur leurs récoltes, ils sont caractéristiques du monde daza dont le Borkou fait partie.
En savoir plus : Le Néolithique Proche-Oriental est marqué par la naissance des grandes civilisations antiques, Sumérienne et Egyptienne, entre les 5° e 4° millénaires. En ce qui concerne le néolithique saharien, il voit le jour dans le contexte d’une période humide favorable à l’agriculture, laquelle se termine brutalement au VI° millénaire où le climat actuel s’établit progressivement dans le Sahara méridional. L’expansion du désert va se poursuivre jusqu’au 2° millénaire. Link : listephoenix
 
Logo Phoenix*PALMERAIES : menaces phyto sanitaires et Jardin Expérimental Phoenix
L’infestation progresse en Méditerranée dans les palmeraies ornementales urbaines, où le ravageur s’est tout d’abord exclusivement attaqué à l’espèce Phoenix canariensis. Deux communications relatives à la diversification de ses cibles sont présentées ici. Menées sous l’impulsion du Jardin Expérimental de la palmeraie de Bordighera, elles concernent le palmier dattier des oasis.
LES ANTAGONISTES DU CHARANCON
Extraits de CASTELLANA R, PINTAUD JC 2015. Transfert de Rhynchophorus ferrugineus vers la palmeraie de Bordighera (Italie). Link: CASTELLANA PINTAUD 2015.
Le ravageur des palmiers est arrivé en Europe sans apporter avec lui les organismes antagonistes qui limitaient son expansion. L’expérimentation en cours dans la palmeraie historique de Bordighera vise à recréer un environnement naturel diversifié, dans l’espoir qu’apparaissent des antagonistes. Une opération 100% bio à haut risque, avec pour le moment faute de moyens le seul traitement par nématodes des rejets. L’infestation des palmiers dattiers de grande taille est en effet en cours à Bordighera. Elle fait l’objet d’observations attentives de notre part, dont rend compte (entre autres) une Google map visant à évaluer sa dynamique afin d'adapter notre stratégie de prévention : google.com/maps
DES SOLUTIONS POUR LE SUD?
Extraits de l’appel du réseau oasien RADDO (Maghreb & Sahel). Link : madmimi.com
Des solutions d’éradication existent désormais, qui sont très adaptées à un contexte de grandes monocultures de production. En milieu urbain, elles demandent par contre un engagement très fort des pouvoirs publics. Un appel dans ce sens vient d’être lancé en direction du Ministère italien de l’Agriculture, assorti d’une pétition à signer en ligne.
 
2. AMAZONIE & MONDE ANDIN
 
Logo IRD*OBAAP : un Observatoire des forêts Andino-Amazonien du Pérou.
Présentée à l'occasion de la COP 20 de Lima, cette conférence avait pour objectif dresser un état des lieux des forêts andino-amazoniennes et d'annoncer la création de l'Observatoire OBAAP (Observatorio de los Bosques Andino-Amazonicos del Perú). La région andino-amazonienne, qui comprend les Andes orientales et la frange amazonienne adjacente, est en effet la région du Pérou qui concentre les plus hautes valeurs de biodiversité et d'endémisme. Elle est en même temps, l'une des régions les plus vulnérables aux altérations humaines et au changement climatique.
Extraits de : JC PINTAUD 2014. Jeudi 4 Décembre, 13h-15h, Voces por el clima. COP 20 Lima. Link: peru.ird
L'extrême richesse floristique et l'importance cruciale de cette région pour la conservation de la biodiversité ont été soulignées par les deux conférenciers invités, Rodolfo Vazquez, du Missouri Botanical Garden à Oxapampa, qui a présenté la situation des forêts de la région nord, et Washington Galiano, de l'Université de Cusco, qui a présenté celle de la région sud du Pérou. Ces deux interventions ont été suivies d'un débat public animé, puis Jean-Christophe Pintaud (IRD) a présenté les objectifs, le partenariat et la structure de l'observatoire OBAAP, une structure de coordination des activités de recherche, d'enseignement et diffusion d'information sur les forêts andino-amazoniennes réunissant l'IRD, le IIAP et 7 Universités publiques dont l'Université de San Marcos a Lima et les universités régionales situées dans la zone concernée. La présentation de l'OBAAP a été suivie par les commentaires de Kember Mejia (IIAP) et Betty Millán (UNMSM). Enfin, le mémorandum de création de l‘Observatoire a été signé par un représentant de chaque institution participante. Une réunion de démarrage de l'Observatoire aura lieu à Tarapoto en début d'année prochaine.
 
Terra preta Amazonia*BIOCHAR: la Terra preta do índio (Amazonian Dark Earths)
Ill. Un nouveau modèle de l'Amazonie suggère que la terra preta est plus susceptible de se trouver le long des rivières, dans la partie orientale de la forêt tropicale. Les lettres indiquent les sites archéologiques connus. © Crystal McMichael
Les nombreuses recherches actuelles effectuées sur le biochar dans les sols vient en grande partie des terra preta, ou Anthropogenic Dark Earths (ADE), des sols noirs d'origine anthropique de réputation très fertiles essentiellement découverts en régions tropicales. Ces régions bénéficient de conditions climatiques humides et chaudes, très favorable à une minéralisation rapide du carbone organique. De façon remarquable, ces terra preta sont généralement riches en matière organique et en nutriments alors que ce n’est pas le cas des sols environnants dans les régions où ils ont été découverts.
Extraits de : BLANC A. 2013. Propriétés physico-chimiques d’un sol amendé en Biochar. Mémoire de bachelor hepia, HES-SO, Genève (133 p). Link : hepia.hesge
La majorité des sites de terra preta ont été découverts en Amazonie centrale, et dans la région d'Upper Xingu au Brésil. Il y a d’autres sites dans des régions amazoniennes du Pérou, de la Colombie, au sud du Venezuela, et dans les Guyanes. Cela représenterait 10 % des surfaces de l'Amazonie soit la taille de la France, avec des zones allant de l'hectare à plusieurs kilomètres carrés. En Afrique, il a été découvert des sols similaires au Benin, au Liberia et dans les savanes de l'Afrique du Sud. Les recherches se sont orientées essentiellement dans les régions d'Amérique latine, mais peu en Afrique.
 
Biochar KONTIKI*BIOINGENIERIE : puits de carbone et agriculture tropicale
Divers auteurs estiment qu'intégrer du charbon de bois dans des sols tropicaux fortement érodés ou érodables améliorerait significativement leurs propriétés physiques, biologiques et chimiques. L'équivalent moderne de ce charbon serait celui produit par l'utilisation de certaines formes de pyrolyse chauffant la biomasse à relativement basse température en l'absence d'oxygène dans des fours spéciaux. Pour ses détracteurs, outre que le procédé est énergivore, ce sont des centaines de millions d’hectares qui seraient nécessaires pour produire la quantité de biomasse (et de biochar) suffisante pour séquestrer une quantité significative de carbone. On aboutirait donc au même problème que pour les agrocarburants, à savoir la concurrence des terres pour la production de nourriture ou pour la production de végétaux destinés au biochar.
En savoir plus :
Biochar, une fausse «bonne solution». Uniterre 2010. Link: uniterre.ch
Hans-Peter Schmidt : Climatefarming – Pour une agriculture durable. Link: ithaka-journal
Le climatefarming est souvent décrit comme une méthode agricole au moyen de laquelle du CO2 est prélevé de l’atmosphère et stocké de façon stable dans le sol sous forme de carbone. Ceci pourrait permettre de freiner le changement climatique. Mais le climatefarming, c’est également un concept écologique durable pour l’agriculture du futur, qui produira aussi bien des denrées alimentaires que de l’énergie et de l’air propre, encouragera la biodiversité et protégera le paysage. En effet, le climat influence non seulement l’atmosphère mais aussi de manière déterminante le sol. Ainsi, près de quatre cinquièmes des ressources mondiales en carbone, intégrées au cycle actif du carbone, sont stockées dans le sol. Le labourage fréquent avec des machines agricoles lourdes, le recours massif aux engrais minéraux, aux herbicides et aux pesticides, les monocultures et la protection insuffisante contre l’érosion ont fait reculer la teneur en humus des sols agricoles de 70% en moyenne depuis les années 1950. A cela s’ajoute le fait qu’en raison des méthodes agricoles susmentionnées, l’interdépendance particulièrement complexe entre la faune et la flore du sol est en grande partie menacée.
 
3. NETWORKS ART & SCIENCE
 
* Arts & Sciences
Festival Réveillons-nous
Nice November 2015 (28-29)
 
Logo Reveillons-nous TNNLe théâtre se mobilise pour la planète autour de la COP 21
Organisée par le Théâtre National de Nice, en partenariat avec l’Hôtel Negresco, l’Association Empreintes & Cafès Malongo, avec le soutien de la Fondation de France, cette manifestation propose un festival présentant des spectacles de théâtre, de danse, des conférences avec des invités tels que Hubert Reeves, Mélanie Laurent, Vandana Shiva, Coline Serreau ou Marie-Monique Robin…, mais aussi avec des projections de films, des expositions-happenings, des ateliers pédagogiques. Loin de sombrer dans un pessimisme improductif ou dans une posture apocalyptique, ce festival sera l’occasion de célébrer des expériences alternatives qui prouvent qu’ensemble, des solutions peuvent être trouvées. Le Théâtre National de Nice et ses partenaires ont décidé qu’il était temps de se réveiller, d’agir et de se projeter dans un avenir où, ensemble, nous saurons trouver les solutions nécessaires à un changement de cap dans la gestion des ressources de la Planète, pour que nos enfants regagnent la possibilité de vivre dans un autre monde…
Lire l’avant programme : tnn.fr
 
Logo Reveillons-nous NegrescoUn week-end de conférences scientifiques et de projections de documentaires
Samedi 28 Novembre Théâtre National De Nice
*Tara Expéditions. Projection commentée du film : “Le climat, les hommes et la mer”, Xavier Bougeard
*Jean-Marc Levy-Leblond : “Catastrophe: la science recours et/ou cause ?”
*Projection de “La belle verte” en présence de la réalisatrice Coline Serreau
Dimanche 29 Novembre Hôtel Negresco
*“L’acidification et ses conséquences en mer Méditerranée : état des connaissances
et perspectives de recherche.” Frédéric Gazeau – CNRS-UPMC (Laboratoire d’Océanographie de Villefranche).
*“Les répercussions du réchauffement climatique sur certains écosystèmes de la Méditerrannée.“ Jean de Vaugelas, chercheur au Laboratoire ECOMERS de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.
* “Changement climatique et dégradation des patrimoines palmiers et oliviers : des causes économiques communes”. Michel Ferry, chercheur à l’INRA – Directeur
scientifique de la station Phœnix.
*“Le changement climatique vu par les végétaux, conséquences pour l’agriculture”. Patrick Bertuzzi, Directeur de l’unité AGROCLIM de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).
Lire l’avant programme : hotel-negresco-nice
 
* Arts & Sciences
Climatologie & Bioingéniérie
Website Arts, Sciences & Landscape
 
Stuart Wood, Florian Ortkrass and Hannes Koch
The MOMA Rain Room
What if we could control the weather? The thought has more than crossed the minds of Stuart Wood, Florian Ortkrass and Hannes Koch, the three founders of the London-based art studio Random International. In their latest installation, Rain Room, now at the Museum of Modern Art in New York City, the artists have created an indoor downpour that detects passers-through and actually adjusts, to keep them dry. Lire la suite sur notre page web: art.listephoenix
*Kon-Tiki: Biochar a key technology for the planet by Hans-Peter Schmidt
Le climatefarming méthode agricole au moyen de laquelle du CO2 est prélevé de l’atmosphère et stocké de façon stable dans le sol sous forme de carbone est également un concept écologique durable pour l’agriculture du futur, la biodiversité et le paysage.
*Michèle Noach Nø-âch's Ârc-tìc
The Arctic Feel-O-Graphs was shown at The Natural History Museum in London. A second Arctic voyage to Greenland in 2008 on a research vessel also left its polar mark: she is now archiving, with comparative lenticulars, the retreating glaciers of the Far North.
 
4. BIBLIOGRAPHIE
 
Changements climatiques et menaces sanitaires
 
SHABANI KUMAR ESMAEILI 2013. Use of CLIMEX, Land use and Topography to Refine Areas Suitable for Date Palm Cultivation in Spain under Climate Change Scenarios.
ABSTRACT. In this study, CLIMEX modeling software was used to develop a model of the potential distribution of P. dactylifera under current and various future climate scenarios for Spain. CLIMEX parameters were adjusted depending on satisfactory agreement between the potential and known distribution of P. dactylifera in northern African countries, Iraq, Saudi Arabia, Oman and Iran. The potential date palm distribution was modeled under current and future climate scenarios using one emission scenario (A2) with two different Global Climate Models (GCMs): CSIRO-Mk3.0 (CS) and MIROC-H (MR). The CLIMEX outputs were then refined by land use types and areas less than 10̊ slope, since sloping areas impose problems in hydraulic conductivity and root development. The refined results indicated that large areas in Spain are projected to become climatically more suitable for date palm growth by 2100. However, the results from the CS and MR GCMs show some disagreements. The refined MR GCM projected that approximately 22.86 million hectares in Spain may become suitable for date palm growth, while the CS GCM showed approximately 18.72 million hectares by 2100. The refined results showed that only about 65% of CLIMEX results are suitable for date palm cultivations while the rest of the areas are unsuitable due to the unsuitability of land uses and slope. Our results indicated that cold and wet stresses will play a significant role in date palm distribution in some central and northern regions of Spain by 2100.
 
SHABANI F, KUMAR L 2013. Risk Levels of Invasive Fusarium oxysporum f. sp. in Areas Suitable for Date Palm (Phoenix dactylifera) Cultivation under Various Climate Change Projections.
ABSTRACT. Global climate model outputs involve uncertainties in prediction, which could be reduced by identifying agreements between the output results of different models, covering all assumptions included in each. Fusarium oxysporum f.sp. is an invasive pathogen that poses risk to date palm cultivation, among other crops. Therefore, in this study, the future distribution of invasive Fusarium oxysporum f.sp., confirmed by CSIRO-Mk3.0 (CS) and MIROC-H (MR) GCMs, was modeled and combined with the future distribution of date palm predicted by the same GCMs, to identify areas suitable for date palm cultivation with different risk levels of invasive Fusarium oxysporum f.sp., for 2030, 2050, 2070 and 2100. Results showed that 40%, 37%, 33% and 28% areas projected to become highly conducive to date palm are under high risk of its lethal fungus, compared with 37%, 39%, 43% and 42% under low risk, for the chosen years respectively. Our study also indicates that areas with marginal risk will be limited to 231, 212, 186 and 172 million hectares by 2030, 2050, 2070 and 2100. The study further demonstrates that CLIMEX outputs refined by a combination of different GCMs results of different species that have symbiosis or parasite relationship, ensure that the predictions become robust, rather than producing hypothetical findings, limited purely to publication.
 
DEMBILIO O, JACAS JA 2011. Basic bio-ecological parameters of the invasive Red Palm Weevil, Rhynchophorus ferrugineus (Coleoptera Curculionidae), in Phoenix canariensis under Mediterranean climate
ABSTRACT. The invasive red palm weevil, Rhynchophorus ferrugineus Olivier (Coleoptera, Curculionidae), is one of the most destructive pests of palms in the world. Since its detection in the Mediterranean Basin, the ornamental Phoenix canariensis Hort. ex Chabaud has become its main host. This study was aimed at determining the life cycle of R. ferrugineus in live P. canariensis palms. Egg lethal temperature threshold and thermal constant were determined in the laboratory and resulted in 13.1 C and 40.4 degree days (DD), respectively. A semi field assay was carried out in a mesh enclosure where living P. canariensis palms were artificially infested with neonate larvae at one-month intervals from June 2008 to May 2009 under natural conditions. Infested palms were dissected at different time intervals. Maximum mortality rates for R. ferrugineus were observed for palms infested either in December or January (100%), whereas those infested from April through September showed maximum survival rates. Mean monthly temperatures below 10.3 C were lethal for neonate larvae, as 4.5 C were for older immature stages. All recovered larvae could be classed according to one of 13 instars. A thermal constant of 666.5 DD was estimated for complete larval development. Pupal develoment required an additional 282.5 DD. Based on these results and on the temperatures from 46 climatic stations selected in the Iberian Peninsula, less than one generation per year can be expected in areas with mean annual temperature below 15 C and more than two where mean annual temperature is above 19 C.
 
 
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