KERKENNAH (TUNISIE)

Video: le Musée du Patrimoine Insulaire El Abassia: Visite guidée (en arabe)
Au sommaire de ce nouveau numéro de notre newsletter trimestrielle, la palmeraie insulaire de Kerkena, l'une des 3 palmeraies littorales de Tunisie avec les oasis de Gabès et l’île de Djerba. Cette palmeraie originale a été documentée par un religieux érudit, le Père André LOUIS, lequel a publié (en 1963) 25 années d’observations et de photographies inédites, dans sa thèse de doctorat en ethnologie. Un riche Écomusée est désormais le dépositaire des traditions de cet archipel, qui représente par ailleurs l’une des rares palmeraies spontanées de palmiers-dattiers.
Accès au site web du Musée de Kerkenna : http://www.kerkenniens.com/

OASIS

Une palmeraie consacrée à la pêche
Les usages des palmiers dans l'économie insulaire de Kerkenna
L’archipel des îles Kerkenna se compose de 2 îles et d’une douzaine d’ilots. Sa superficie est de seulement 150km2 pour 161 km de côtes. Son point culminant n'atteint que 12 m d’altitude. L’archipel est en fait la partie émergée d’un vaste plateau sous-marin, dont les hauts fonds s’étendent jusqu’à 50 km autour des îles, à une profondeur moyenne comprise entre 2 et 3 m. Sa morphologie très complexe est caractérisée par des vasières (bhiras), des cordons (tsirs) et des chenaux de marées (oueds). [http://www.apal.nat.tn/] L’économie des îles Kerkennah reposait sur la pêche et le commerce maritime. 2 plantes assuraient sa pérennité, le palmier dattier (Phoenix dactylifera) et le sparte (Lygeum spartum). Les produits de la pêche et l’artisanat du palmier avaient ainsi donné naissance à un commerce mettant en contact les populations insulaires avec l’Italie, la Grèce et la Méditerranée orientale. [http://cdlm.revues.org/]
Lire la suite : www.listephoenix.com

 

RAVAGEURS

Nouvelles des réseaux (nov-dec 2014)
Rhynchophorus ferrugineus
Des menaces pèsent désormais sur la survie des palmeraies de production du Maghreb, suite à la diffusion du ravageur des palmiers Rhynchophorus ferrugineus. Le ravageur est en effet en train de changer d’hôte dans les palmeraies ornementales européennes, après avoir décimé les populations de Phoenix canariensis. Le risque qu’un scénario analogue se reproduise au Maghreb est désormais une réalité, depuis son apparition au Maroc et en Tunisie dans les palmeraies urbaines de Phoenix canariensis.
Les publications relatives au ravageur des palmiers (Rhynchophorus ferrugineus), parues depuis 1995, sont consultables à cette adresse, en accès libre : http://www.listephoenix.com/
 
October 2014
CATANIA (SICILY)
Chute de palmier dattier ayant entrainé un décés à Catania (Sicile)
Le transfert récent du charançon vers le palmier dattier pose désormais des problèmes de sécurité publique en Italie, avec un décès recensé à la suite de la chute d’un arbre infesté en Sicile. Le ravageur attaque en effet le dattier en dessous du bourgeon terminal, voire à la base du stipe, et les symptomes passent le plus souvent inaperçus. Une tragédie qui risque de se répéter bientôt sur la Côte d’Azur française, où ce palmier est très répandu. En savoir plus sur la llutte contre le charançon du palmier (Rhynchophorus ferrugineus) au travers de la presse italienne: /www.italia.listephoenix.com/.
 
December 2014
PHOENIX EXPERIMENTAL GARDEN (BORDIGHERA)
Second occurrence of date palm infestation by Red Palm Weevil
Le changement de cible du ravageur semble désormais en cours sur la Riviera franco-italienne. On ne dénombrait il y a 2 ans qu’un seul palmier dattier infesté à Bordighera. Au moins 3 nouveaux cas ont été signalés l’an dernier, l’un à Vintimille (où un palmier dattier infesté est tombé sur une voiture), et 2 autres (à Bordighera), au voisinage de la Fontaine des Sirènes et dans notre Jardin Expérimental Phoenix. De nouvelles infestations ont par ailleurs été rapportées sur des exemplaires de Chamaerops humilis et Washingtonia, notamment dans le Jardin Winter de Bordighera, et de Butia capitata (dans le jardin du Palazzo del Parco à Bordighera). Nous avons procédé l’an dernier, dans la palmeraie de dattiers de notre Jardin Expérimental, à l’éradication des rejets émis par ces palmiers, suite aux conseils de l’INRA. C’est en effet à ce niveau que le charançon attaque de préférence le dattier. On a par ailleurs procédé au traitement par nématodes des palmiers. Un arbre avait été oublié lors de ces traitements, et il a été attaqué en fin d'année au niveau d’un rejet de très petite taille, équivalent à un palmier venant à peine d’être semé. L’infestation se limitait à 5 larves, ainsi toutefois qu’un cocon, ce qui veut dire que même à ce niveau très faible d’infestation (qui aurait pu passer inaperçu), la propagation du ravageur est viable. En savoir plus sur le Jardin Expérimental de Bordighera: http://www.listephoenix.com/
 
November 2014
COMMUNICATIONS RECENTES
INRA-SPAIN
Lotta al Punteruolo rosso, la soluzione del perito internazionale delle palme Michel Ferry
FOUS DE PALMIERS – FRANCE
Etat des lieux et proposition d'éradication du charançon rouge
GRAN CANARIA – SPAIN
Final Conference of European Project Palm Protect in Las Palmas

 

BIODIVERSITE

Nouvelles des réseaux (IRD 2014)
Lengguru: the lost word (Papouasie Nouvelle-Guinée)
Organisée entre le 3 octobre et le 19 novembre 2010 par l’IRD (Institut pour la Recherche et le Développement – France), le ministère Indonésien des Affaires Maritimes et des Pêches (KKP), l’Institut Indonésien des Sciences (LIPI), en partenariat avec l’association Caracol et le bureau d’études CENOTE, l’expédition LENGGURU – KAIMANA 2010 a été la première phase d’un projet international et pluridisciplinaire, ayant pour objectif la compréhension de la dynamique évolutive des massifs de Lengguru et de leur rôle structurant sur la biodiversité.
Les textes ci-dessous sont extraits du site web officiel de l'expédition: http://www.lengguru.org/
 
L'expédition Lengurru 2010
Lors de cette première expédition, les scientifiques ont identifié au moins une quinzaine de nouvelles espèces de poissons, parmi lesquelles des poissons arc-en-ciel, des gobies et une espèce cavernicole dépigmentée et dépourvue d’yeux. Des nouvelles espèces de mammifères, d’insectes et de batraciens (notamment une grenouille transportant sa progéniture sur son dos) ont également été découvertes. Témoignant de l’extrême richesse biologique du site, toutes ces découvertes ont donné lieu à de nombreuses publications en 2011 et 2012. Parallèlement, les archéologues ont mis à jour plusieurs sites abritant des peintures rupestres et des sculptures jamais décrites auparavant en Papouasie. Ces découvertes semblent confirmer une hypothèse des chercheurs de l’expédition : le massif de Lengguru aurait été un lieu de migrations importantes entre l’Australie et l’Asie lors des grands mouvements de population humaine depuis environ 40 000 ans. Enfin, les géologues ont remarqué des phénomènes originaux d’érosion des karsts. Associant archéologie, géologie, biologie, paléontologie, karstologie, cette expédition a nécessité une logistique importante : un navire de l’APSOR d’une trentaine de mètres a servi de camp de base à la quarantaine de membres de l’équipe; les zones d’études ont pu être atteintes en remontant les principaux cours d’eau à l’aide de canots pneumatiques; enfin, la spéléologie et la plongée ont permis de rejoindre des grottes et rivières souterraines.
 
Carte-Lengguru-site-WEBL'expédition Lengguru 2014
L’expédition de 2014, conduite par l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Institut indonésien des sciences (LIPI) et l’Académie des pêches de Sorong (APSOR), avec le soutien de la  société COLAS, de Véolia Eau et de la fondation Total, ambitionne d’inventorier et d’étudier la biodiversité dans un large panel d’écosystèmes grâce à une approche originale, centrée sur l’impact des facteurs environnementaux, sur l’adaptation et l’évolution des espèces. Elle s'est déployée dans trois types d’environnement :
*terrestre, et incluant des échantillonnages dans des rivières, des lacs endoréiques, des poljés, des lapiazs et plusieurs types de forêts du niveau de la mer au sommet des anticlinaux à 1200m;
*souterrain, avec l’exploration et la cartographie de diverses grottes, dolines et rivières souterraines;
*marin, avec l’exploration, la cartographie et la bathymétrie des portions ennoyées du karst.
Le travail de terrain effectué entre le 17 octobre et le 20 novembre 2014 a mobilisé 74 participants dans 7 villages pendant 7 semaines.
 
Jean-Christophe PINTAUD prépare ses échantillons de palmiers à LoboCollecte de matériel génétique
 Mammifères, amphibiens, reptiles, oiseaux, insectes, arachnides, algues, coraux, poissons, crustacés, échinodermes, gastéropodes, orchidées, palmiers, gingembres, etc., seront étudiés sur la base de leurs caractéristiques moléculaires (barcoding et marqueurs nucléaires et mitochondriaux additionnels) et morphologiques (méristique, biométrie, ostéologie). Les échantillons collectés seront constitués de vouchers, de bouts de nageoires, de morceaux de muscle, de plumes, de prélèvements sanguins, etc. Toutes les extractions d’ADN génomique pour les plantes et les animaux seront effectuées dans les laboratoires de zoologie et de botanique du LIPI à Cibinong. Tout le matériel collecté sera référencé dans les collections de référence indonésiennes (MZB-Cibinong pour la zoologie, BO-Bogor et Man-Manokwari pour la botanique). Une partie du matériel de référence, dans le cas de description de nouvelles espèces, sera déposée dans des collections internationales de référence après accord préalable des autorités scientifiques indonésiennes et de l’IRD. 

 

WEBSURWEY

Logo lireBiblio free access On-line (2014)
 
La bibliographie des publications relatives au genre Phoenix (et accessibles gratuitement en ligne), a été mise à jour pour le second semestre 2014. Comme vous le verrez, le rythme des publications ne faiblit pas (une centaine cette année), plus particulièrement en ce qui concerne le palmier dattier des oasis.
 
La prochaine mise à jour aura lieu en juillet 2015.
 
Lire en ligne : /www.listephoenix.com/
 
PS. les publications relatives au ravageur des palmiers (Rhynchophorus ferrugineus), parues depuis 1995, sont consultables à cette adresse (en accès libre) : /www.listephoenix.com/

 

ARTS & SCIENCES

Arts Sciences & Landscapes
Un nouveau site web 
Des considérations esthétiques issues des sciences aux interventions artistiques dans le champ scientifique, les interactions entre arts et sciences ont profondément modifié nos perceptions du monde depuis l’Antiquité. Elles ont notamment conduit à révolutionner nos représentations de l'espace vécu, avec les figurations paysagères de la Renaissance, un mouvement qui s'accèlére depuis l’émergence de l’écologie et l'essor des bio-technologies. Quels sont les enjeux anthropologiques de ces évolutions? Assistons-nous à la naissance d'une forme d'intelligence collective? Illustrations et décryptage, autour de ce portail d'accès original aux arts, au travers des principales disciplines scientifiques. 
 
Last posts
Ce site se propose d’illustrer et de décrypter les enjeux anthropologiques des rapports, souvent méconnus, entre arts et sciences. Dans cette première édition, deux interviews de Salvador Dali et d’Eduardo Kac, et bien d’autres documents étonnants.
En 1962, Jim Watson obtient le Prix Nobel pour la découverte de l’ADN, avec Francis Crick. Parmi ses admirateurs (et amis), on trouve Salvador Dali, qui fait de l’ADN une œuvre d’art, et la preuve de l’existence de Dieu. Les décennies suivantes verront la naissance du Bio Art. Plus récemment, Eduardo Kac joue au démiurge en créant une plante à son image, un pétunia OGM contenant un gène isolé à partir du sang de l’artiste. L’œuvre n’a toutefois pas pu sortir des USA car elle est considérée comme un produit pharmaceutique.

 
 

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